Une célébration à titre posthume de l'universitaire qui a théorisé la science des Hwendomenu au Bénin. Lundi 31 octobre 2022, une conférence de presse a été organisée à l'UAC par le professeur Coovi Raymond Assogba, maître de conférences des universités CAMES. C'est dans le cadre des mélanges à titre posthumes en l'honneur de l'universitaire Cossi Jean-Marie APOVO, disparu en 2016. "C’est un acte par lequel, les collègues, les disciples et les amis du Professeur veulent rendre hommage à celui qui a ouvert un autre boulevard de recherche, orienté vers l’endogénéité", a déclaré le professeur Assogba.
Selon le prof Coovi Raymond Assogba, directeur du Laboratoire de Boologie et de l’Intégral du Développement (LaBooID), c'est une façon de rappeler les valeurs qu'ont incarnées, de son vivant, Jean-Marie Cossi Apovo. "La communauté universitaire veut se souvenir de ses œuvres, de ses audaces sémantiques ; surtout sa propension à œuvrer pour le recours aux mots de la langue fongbé qu’il introduit dans la chaîne soutenue du français, un peu comme pour légitimer le néologisme, l’interférence linguistique ou autres façonnements littéraires", a-t-il renchéri.
La communauté universitaire veut se souvenir de ses œuvres, de ses audaces sémantiques ; surtout sa propension à œuvrer pour le recours aux mots de la langue fongbé qu’il introduit dans la chaîne soutenue du français, un peu comme pour légitimer le néologisme, l’interférence linguistique ou autres façonnements littéraires
Un appel à contribution d'articles et de témoignages
Pour célébrer les six années de disparition de l'universitaire, un appel à contribution d'articles a été lancé le lundi 31 octobre 2022. "Des contributions scientifiques sont les bienvenues ; néanmoins, les hommages et les histoires de vie sur la personne du Feu Professeur Jean-Marie Cossi Apovo sont accueillis par le comité scientifique", a annoncé le professeur Assogba.
Le prof Cossi Jean-Marie Apovo a inventé la boologie à partir de l'anthropologie du Boo. Selon le professeur Assogba, le Boo n'est pas ce que les blancs appellent gris-gris. Le Boo se respire, se voit, s'entend, se touche et se goûte. Le Béninois utilise le Boo partout, notamment en politique et dans toutes ses activités.
"Le professeur Cossi Jean-Marie APOVO s'est alors dit que le Boo n'est pas seulement un instrument, c'est une manière de pensée. Quand on dit Boo pour nous faire peur, il faut se rappeler qu'avant le Boo, il y a le vodoun et avant le vodoun, il y a le Fâ", a-t-il précisé.
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Le professeur Cossi Jean-Marie Apovo dit Apocoss Beaugosse est né le 8 décembre 1940 à Ouidah. Il a obtenu à l’Université René Descartes Sorbonne en 1980 un diplôme de doctorat de 3ᵉ cycle. Dans la même entité universitaire, il a soutenu son doctorat d’État en 1995. Il a enseigné au Département de Sociologie-anthropologie de l’ex-Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) de l’UAC de 1980 jusqu’à 2012, bien qu’il fût admis à la retraite le 9 octobre 2004.
L’universitaire est auteur de plusieurs textes scientifiques portant sur les usages sociaux du Boo. Il a été élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national du Bénin. Décédé le 21 février 2016, Cossi Jean-Marie Apovo a été inhumé le 20 mars de la même année.
