Le drame d’Orougnorou prend une tournure encore plus tragique : en l’espace de quelques jours, le bilan est passé de neuf personnes brûlées à cinq décès.
L’information a été rapportée lundi 24 août 2026 par Fraternité FM, sur la base des déclarations d’Orou Osseni, président communal des vendeurs d’essence de Banikoara. Plusieurs victimes avaient été évacuées vers Parakou en raison de la gravité de leurs brûlures. C’est parmi ces personnes transférées que quatre nouveaux décès ont été enregistrés.
Quatre nouveaux décès après le premier décès
Une première victime avait succombé à ses blessures dès le vendredi 21 août, au lendemain de l’incendie. Quatre autres personnes ont ensuite perdu la vie après leur transfert vers Parakou.
Selon Orou Osseni, les informations relatives à ces décès sont parvenues progressivement aux responsables locaux. L’évolution défavorable de l’état de santé des victimes prises en charge à Parakou a ainsi conduit à une aggravation progressive du bilan humain. Avec ces quatre décès supplémentaires, cinq personnes ont désormais perdu la vie depuis l’incendie d’Orougnorou.
Quatre blessés toujours hospitalisés
Le bilan n’est toutefois pas figé. Quatre autres victimes restent prises en charge dans des structures sanitaires de Banikoara. D’après les informations rapportées par Fraternité FM, leur état serait relativement rassurant pour les blessés qui ne présentent pas de lésions graves. Certains auraient déjà repris connaissance et seraient désormais capables de communiquer avec les équipes médicales et leurs proches.
Les victimes avaient été réparties entre plusieurs structures de santé selon la gravité de leurs blessures. Les cas les plus sévères avaient été transférés vers Parakou, où les quatre décès supplémentaires ont été enregistrés.
Un bâtiment mêlant commerces, habitation et stockage de carburant
L’incendie s’était déclaré le jeudi 20 août dans un bâtiment d’environ 20 m² situé au quartier Orougnorou. La construction comprenait deux boutiques, deux pièces utilisées comme logements ainsi qu’un espace servant à entreposer des bidons d’essence frelatée. Neuf personnes avaient été initialement touchées par les flammes et souffraient de brûlures aux premier, deuxième et troisième degrés.
Une partie du bâtiment a été fortement endommagée par le feu. Une chambre a notamment été touchée, entraînant la destruction d’environ 20 à 30 sacs de maïs et de plusieurs bidons d’essence. La cause exacte du départ de feu n’a, à ce stade, pas été officiellement établie. La présence de carburant dans le bâtiment constitue néanmoins un élément majeur des préoccupations suscitées par le sinistre.
La Protection civile mobilisée dès les premières alertes
Face à la violence des flammes, le Centre communal de protection civile de Banikoara était intervenu en première ligne. L’opération avait ensuite été renforcée par l’Antenne départementale de protection civile de l’Alibori et le Centre communal de protection civile de Malanville. Les équipes avaient œuvré à contenir l’incendie et à empêcher sa propagation aux bâtiments voisins. Les secours avaient également participé à l’évacuation des victimes vers les structures sanitaires adaptées à leur état.
Des mesures de prévention envisagées
Le lourd bilan humain pousse désormais les acteurs du secteur à renforcer les mesures de prévention à Banikoara. Une rencontre avec le maire de la commune a notamment permis d’aborder les dispositions susceptibles de réduire les risques liés à la manipulation et au stockage de l’essence. Les vendeurs et importateurs devraient travailler avec les sapeurs-pompiers afin de sensibiliser leurs collègues sur les précautions à prendre lors du déchargement des bidons, les conditions de stockage sécurisé et la nécessité d’éloigner les dépôts des zones d’habitation.
L’objectif affiché est d’éviter qu’un drame similaire ne se reproduise dans la commune.

