Dans plusieurs localités du Bénin, la fourniture de connexion à Internet par des réseaux improvisés s’est développée hors de tout cadre légal. Ces activités, souvent désignées sous l’appellation « Wifi zone ou autres », sont menées sans autorisation préalable.

L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste indique avoir constaté cette prolifération sur le terrain. Face à cette situation, l’organe de régulation a jugé nécessaire de s’adresser publiquement aux acteurs concernés afin de rappeler les règles applicables et les obligations prévues par les textes en vigueur.

Dans son communiqué, l’ARCEP précise le fondement de son intervention. Elle rappelle que, selon la législation béninoise, « l'exercice de toute activité de fourniture ou de vente de services de connexion à internet est subordonné à la détention préalable d'une autorisation ».

Cette exigence concerne l’ensemble des moyens techniques utilisés pour offrir un accès à Internet, quelle que soit l’échelle de l’activité. Elle invite les personnes et structures opérant en dehors de ce cadre à se conformer à la réglementation en vigueur et à « régulariser leur situation au plus tard le 31 janvier 2026 ».

Le communiqué précise également les suites possibles en cas de non-respect de cet ultimatum. L’institution indique que, passé le délai fixé, elle pourra engager des actions. « Passé ce délai, l'autorité de régulation se réserve le droit d'engager l'ensemble des procédures prévues par la loi pour appréhender les auteurs qui s'exposent à des sanctions pénales », a-t-elle déclaré.