Les procès fictifs ont eu lieu sur des dossiers fictifs de harcèlement sexuel, vol, usurpation d’identité, empoisonnement, escroquerie via internet et détournement de fonds. Les enfants ont joué avec brio des rôles de juges, procureurs, greffiers, avocats, prévenus et victimes.
Selon la marraine de cette 5ᵉ promotion, Maître Sara Orelie BITANGA, avocate au barreau camerounais, « ce programme n’est pas un jeu d’enfant. Bien plus qu’une mise en scène, c’est un symbole. » Pour elle, la justice commence déjà par ces enfants qui seront assurément des adultes responsables et exemplaires demain.
Le procureur de la République Olushegun TIDJANI SERPOS, présent à cette cérémonie, salue l’initiative et la recommande fortement. À en croire l’homme de loi, les enfants sont talentueux et c’est le fait des personnes qui s’engagent pour la cause de la loi. Les enfants récipiendaires ont été formés en 15 modules pendant 6 mois par des professionnels du système de justice, dont des magistrats, des avocats, des commissaires de police et des juristes de différents ordres.
Pour Junior GUEDENON, « nous sommes à une époque où les enfants confondent tout, le monde évolue et si rien n’est fait avec cette confusion les enfants pourraient se retrouver soit derrière les barreaux, soit en position de victime où ils pourraient perdre la vie. Nous voulons protéger ces enfants afin qu’ils puissent grandir dans une société qui les comprend et qui les protège ». C’est ce qui justifie la raison d’être de ce programme.
Firmin HOUNGNON, directeur général de Premium Compagnie Bénin, sponsor officiel de la 5ᵉ promotion du procès fictif, estime qu’il vaut mieux protéger les enfants dès le bas âge afin de ne pas les laisser à la portée de toutes les dérives de cette génération. Il invite les parents à inscrire leurs enfants pour la sixième promotion qui a commencé depuis début juin 2025.
