Plus de peur que de mal pour le tiktokeur Florent Mahoutin Mèkponou. Ce jeudi 3 juillet 2025, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné le tiktokeur à 24 mois de prison assortis de sursis et à une amende de deux millions FCFA. Il a été reconnu coupable des faits de harcèlement par le biais d'un système électronique et d'escroquerie via internet. 

Dans sa décision, la Cour a annoncé la confiscation de l’ordinateur de Florent Mahougnon et a ordonné la restitution de ses autres objets mis sous scellés. Le tiktokeur qui a bénéficié d'une remise en liberté provisoire le jeudi 20 mars par la chambre correctionnelle de la CRIET n'était pas présent à l’annonce de son verdict ce jeudi 3 juillet 2025. 

LIRE AUSSI : Bénin : 2 ans de prison ferme requis par la CRIET contre l'ex-DGPN Houndégnon
 

La Cour a suivi en partie la réquisition du ministère public qui a requis lors d'une audience en avril 2025 deux ans de prison assortis de sursis et une amende d'un million de francs CFA contre le tiktokeur. Dans ses réquisitions, le ministère public n'avait pas manqué d'adresser de sévères avertissements envers Florent Mahougnon. Ce jour-là, son avocat, Me Omer Sylvain Tchiakpè a plaidé son irresponsabilité pénale au motif qu'il est un malade mental et qu'il se soigne toujours au centre psychiatrique de Jacquot, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express. 

Les faits 

Florent Mahougnon, le tiktokeur béninois, a été interpellé en juillet 2024 par les éléments du Centre National des Investigations Numériques (CNIN). Cette arrestation faisait suite à des critiques virulentes qu'il avait formulées à l'encontre de la police républicaine dans une de ses vidéos en direct sur la plateforme TikTok. 

Placé sous mandat de dépôt, le tiktokeur a été poursuivi pour des chefs d'inculpation tels que le harcèlement et l'escroquerie par le biais d'un système électronique. Des faits prévus et punis par les articles 550 et 560 du Code du numérique en vigueur au Bénin.