Plus de flou au sujet de l’arrestation de Hugues Comlan Sossoukpè. Cette arrestation menée dans le silence nourrit l’inquiétude autour du sort réservé au journaliste. Dans un communiqué de presse rendu public le dimanche 13 juillet 2025, ses avocats ont confirmé sa détention à la prison civile de Ouidah. En effet, le mardi 8 juillet 2025, Hugues Comlan Sossoukpè a foulé le sol d’Abidjan, invité par le ministère ivoirien pour assister à l’Ivoire Tech Forum. Selon le communiqué, trois jours plus tard, la presse béninoise a annoncé l’arrestation du journaliste.
Selon la déclaration des avocats, cette arrestation viole le statut international de Hugues Comlan Sossoukpè, réfugié reconnu depuis 2019 par l’État togolais selon la convention de Genève. Les avocats dénoncent une arrestation sans information officielle et l’absence de transparence de la part de la Côte d’Ivoire et du Bénin. Ils rappellent que toute détention doit s’inscrire dans un cadre légal clair et soulignent le risque de traitements inhumains ou dégradants lors de l’arrestation de Hugues Comlan Sossoukpè.
Exigences des avocats
Face à ce fait et pour assurer la dignité et la sécurité de Hugues Comlan Sossoukpè, tout en préservant l’État de droit, ils exigent « la communication immédiate et circonstanciée des autorités béninoises et ivoiriennes sur la situation exacte de Monsieur Sossoukpè, quant à l'interpellation et à la détention et aux garanties procédurales mises en œuvre » et réclament la garantie du respect absolu de ses droits fondamentaux. Ils demandent l’accès effectif à la famille, au conseil et aux organisations de défense des droits humains.
Enfin, le collège invite la communauté nationale et internationale à veiller sur cette affaire et appelle à la responsabilité, à la transparence et à l’humanité. Pour le collège, cette arrestation est « un abus » et « les auteurs et complices devront répondre devant les juridictions compétentes, tant nationales qu'internationales, aujourd'hui comme demain ».
