Comlan Hugues Sossoukpè, journaliste béninois, a été arrêté à Abidjan en Côte d'Ivoire le jeudi 10 juillet 2025 et immédiatement remis aux autorités béninoises. Il a ensuite été placé en détention provisoire.
Selon son avocat, maître Aboubacar Baparapé, la Côte d'Ivoire ne devrait pas extrader son client vers le Bénin en raison de son statut de réfugié. « Normalement, étant donné que c'est un réfugié, la Côte d'Ivoire ne pouvait pas le refouler. Même si on l'arrête on ne peut pas, vu les risques qu'il encourt dans son propre pays, le refouler ou l'extrader dans ce pays », a expliqué l'avocat dans une interview accordée à Libre Express le lundi 14 juillet 2025.
D'après ce dernier, Comlan Hugues Sossoukpè détient la carte de réfugié du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et a donc la nationalité togolaise. « Si tu es réfugié dans un pays, le HCR te donne la nationalité du pays dans lequel tu as été adopté par les Nations Unies. Donc Comlan Hugues Sossoukpè est sous la protection des Nations Unies », a-t-il fait savoir.
L'arrestation de Comlan Hugues Sossoukpè, connu pour ses critiques envers le régime de Cotonou, a suscité de nombreuses réactions. Reporters sans frontières (RSF) a notamment condamné fermement son arrestation et dénoncé la "complicité" des autorités ivoiriennes. Il a exigé sa libération immédiate et l'abandon de toutes les charges.
