Condamné en 1987 pour l'assassinat de diplomates israéliens et palestiniens à Paris. Il est considéré comme l'un des plus anciens détenus de France après 40 ans de prison. La cour d'appel a rendu sa décision lors d'une audience non publique au palais de Justice de Paris, en l'absence de Georges Abdallah, détenu à la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées). 

En effet, sa libération est conditionnée à son expulsion du territoire français, et n'y paraisse plus. « C'est à la fois une victoire judiciaire et un scandale politique qu'il ne soit pas sorti plus tôt, à cause du comportement des États-Unis et de tous les présidents français successifs », a réagi au sortir de la salle d'audience son avocat, Me Jean-Louis Chalanset. De son côté, le frère de Georges Abdallah s'est dit lors d'une déclaration à l'AFP , « heureux de la décision française, nous n'aurions jamais imaginé qu'il serait enfin libéré ».
 

Les États-Unis opposés depuis toujours à sa libération

Parties civiles, les États-Unis se sont vigoureusement opposés à chacune des demandes de libération déposées par Georges Abdallah. Aujourd'hui tombé dans l'oubli, à l'exception d'une poignée de fidèles qui manifestent chaque année devant sa prison ou de quelques parlementaires de gauche, Georges Abdallah était dans les années 1980 l'ennemi public n°1 et l'un des prisonniers les plus célèbres de France. 

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Pas à cause de son affaire, mais parce qu'on l'a longtemps cru (à tort) à l'origine de la vague d'attentats de 1985-1986 qui a fait 13 morts dont sept au magasin Tati de la rue de Rennes, et installé la psychose dans les rues de la capitale.  Les véritables responsables, des pro-Iraniens, avaient été identifiés deux mois après la condamnation à la perpétuité de Georges Abdallah.

Ce dernier n'a jamais reconnu son implication dans les assassinats des diplomates à Paris, mais les a toujours qualifiés d'actes de résistance contre l'oppression israélienne et américaine, dans le contexte de la guerre civile libanaise et l'invasion israélienne au sud-Liban en 1978. Il a toujours refusé de renier ses convictions.