Après avoir purgé une peine de prison pour vol de données informatiques, un homme se retrouve à nouveau devant la CRIET. C'est l'histoire du nommé A.S. placé en détention préventive le 07 juillet 2025 par le parquet spécial de la CRIET pour escroquerie via internet. 

Jeudi 31 juillet 2025, ce repris de justice a comparu devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À l’ouverture de l’audience, deux victimes qui sont des plaignants dans le dossier se sont présentés pour raconter leurs mésaventures avec ce jeune cybercriminel. Les deux plaignants sont un homme et une femme qui le poursuit pour leur avoir escroqué respectivement 200.000 FCFA à travers un dépôt Momo frauduleux.

C'est au cours d'une opération de dépôt Momo qui a tourné au vinaigre chez la dame que le jeune homme a été appréhendé la main dans le sac. Selon le témoignage de cette dame devant le juge, le mode opératoire du prévenu consiste d'abord à venir prendre d'unités chez. Ce repris de justice revient ensuite faire un dépôt de 5 000 FCFA pour dire plus tard que  le dépôt Mobile Money n'est pas parti. Cette victime raconte qu'il fait un peu d'intimidation sur vous et vous demande dans la foulée de lui remettre leur téléphone pour qu'il vérifie et s'assurer que l'argent est parti. Il vous dira même qu'il est en train de faire capture d'écran du message confirmant le dépôt Mobile Money. 

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De ce fait, il  profite pour faire des transaction momo bien évidemment après avoir pris le temps de mémoriser leurs mots de passe. La femme raconte que dans son cas, le jeune présumé cybercriminel s'était déjà transféré 200 000 FCFA sur un numéro inconnu et qu'elle a dû lui arracher le téléphone pour découvrir sa supercherie. Le deuxième plaignant dans le dossier indique que le jeune gayman a utilisé cette même technique pour lui soutirer 200 000 FCFA avant de s'envoler dans la nature. 

Convoqué à la barre, le prévenu A.S. a reconnu avoir escroqué la dame mais pas le second plaignant. Selon l’accusation, les enquêteurs de la police républicaine ont retrouvé une trentaine de cartes SIM chez le prévenu. Interrogé par le juge sur ce qu'il faisait avec toutes ses SIM, il a répondu être un commercial. Son dossier a été renvoyé au jeudi 26 novembre 2025 pour continuation, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.