Après avoir interjeté appel de sa condamnation, le « général Faléti » a décidé de renoncer au procès. Lundi 08 septembre 2025, le nommé Faléti Biaou Ayodele Prudence alias « Général Faleti », s'est présenté devant la chambre des appels dela Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Cette chambre des appels a rendu un arrêt constatant le désistement du prévenu Faleti, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

« Lorsqu'un prévenu se désiste de son appel, la juridiction d'appel prononce une ordonnance de désistement qui constate cette renonciation au recours. Ce désistement a pour effet d'entraîner un acquiescement au jugement de première instance. En conséquence, le jugement rendu par la chambre correctionnelle de la CRIET devient définitif et l'appelant ne peut plus le contester », a déclaré à Libre Express une source judiciaire qui a requis l'anonymat.

Dans ce dossier, la chambre correctionnelle de la CRIET a condamné, le lundi 9 décembre 2024, le général autoproclamé Faléti et son complice Alfred Again. Ils ont été reconnus coupables des faits  « d'atteinte à l'intégrité du territoire national et de complicité d'atteinte à l'intégrité du territoire national ». Pour ces faits, l’autoproclamé général Faléti a été condamné à dix (10) ans de prison ferme et cinq (5) millions FCFA d'amendes et son complice Alfred Agani a écopé de 58 mois de prison ferme et de deux millions FCFA d’amendes.

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Au début de l’affaire, douze personnes, dont le nommé Faleti Biaou Ayodele Prudence, surnommé « Général Falleti » et le défunt Latif Radji, ont été interpellées par la police républicaine dans le centre du Bénin à la suite des violences post-électorales de 2019 et 2020. Elles sont toutes placées en détention préventive et renvoyées devant la commission d'instruction de la CRIET.

 

Après 4 ans d'instruction, neuf personnes ont bénéficié d'un non-lieu partiel le lundi 30 septembre 2024. L'action publique a été déclarée éteinte à l’endroit du nommé Latif Radji, décédé en prison. Seuls deux prévenus, dont le Général Falleti lui-même, ont été renvoyés en jugement, selon l’ordonnance de la commission d’instruction de la CRIET. 

Des violences au centre du Bénin

Selon les faits, ces 11 personnes avaient pris d'assaut la route nationale inter-Etat 2 de Savè entre décembre 2019 et janvier 2020. Ces attaques, qui ont eu lieu pendant les violences post-électorales, ont entraîné des morts et des blessés graves parmi les forces de sécurité et de défense, en plus de bloquer la circulation.

Ces violences ont suivi l'arrestation d'un proche allié du « Général Faleti ». Ce dernier avait alors ouvert le feu sur les forces de l'ordre venues l'interpeller.

Le « Général Faléti », de son vrai nom Faléti Biaou Ayodélé Prudence, a été arrêté le jeudi 23 janvier 2020 à Parakou dans un centre d’hébergement. Selon la police, il est le chef d'un groupe organisé ayant commis des actes de violence et de vandalisme dans les régions situées au centre du pays, notamment à Savè. Âgé de 34 ans, le « Général Faléti » et sa bande s'en prennent aux populations et les empêchaient de vaquer librement à leurs occupations.

La police avait indiqué que des pillages ont été perpétrés dans diverses localités situées dans le centre du Bénin, y compris sur un véhicule du cortège du président de la Cour Suprême se rendant à Parakou le 9 janvier 2020, au cours duquel des documents importants ont été emportés.

Faleti et ses hommes ont également attaqué les forces de défense et de sécurité, les défiant avec des « armes automatiques » lors des événements de Savè, selon la police. Ils avaient aussi proféré ouvertement des menaces à l'encontre des autorités et de diverses personnalités béninoises dont le président Patrice Talon.