L'audience a débuté par l'examen de la demande de mise en liberté provisoire de Moussa Mara, finalement rejetée par le tribunal de lutte contre la cybercriminalité. Le cœur des débats s'est ensuite focalisé sur un tweet publié par l'ancien Premier ministre en juillet 2025. 

Dans ce message, Moussa Mara s'était dit "solidaire" de plusieurs personnalités emprisonnées pour avoir critiqué la junte au pouvoir, concluant par la phrase : "Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidemment par apparaître." 

Pour l'accusation, ce tweet constituerait une "atteinte au crédit de l'État" et une "opposition à l'autorité légitime". Une analyse que n'a pas partagée la défense, représentée par Me Mountaga Tall. L'avocat a plaidé la relaxe de son client. Il estime que le tweet relevait de la simple liberté d'expression. Mais le parquet n'a pas été convaincu par cet argumentaire. 

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Dans un réquisitoire, le procureur a demandé au tribunal de condamner Moussa Mara à 24 mois d'emprisonnement. Le délibéré de cette affaire très suivie au Mali est attendu pour le 27 octobre prochain.

En attendant, l'ancien Premier ministre, arrivé au tribunal enveloppé dans un boubou blanc traditionnel et escorté par d'importants moyens de sécurité, reste incarcéré.