Né le 20 décembre 1984 à Abidjan, Debordo Leekunfa, de son vrai nom Patrick Tanguy Séry Digbeu, est poursuivi pour diffamation présumée et non-respect de contrat, à la suite de plaintes introduites par son confrère Kerozen et le promoteur culturel Nama Bouaké. Selon plusieurs sources locales, trois plaintes ont été enregistrées, dont une auprès de la police économique. Cette dernière, introduite par Nama Bouaké, concerne l’annulation d’une prestation lors d’un concert organisé au Casino de Paris le 4 juillet 2025. L’artiste, qui avait perçu un cachet en avance, ne se serait jamais présenté, provoquant la colère du promoteur.

D’après un communiqué de la maison de production, Debordo avait déjà été interpellé à son retour de Paris à l’aéroport d’Abidjan, dans la soirée du jeudi 6 novembre. « Une convocation a été émise pour une confrontation le mercredi 12 novembre à la PLCC », précise le document. Quant à la plainte de Kerozen, elle fait suite à des propos jugés diffamatoires. Dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, Debordo affirmait que Kerozen posséderait des armes à son domicile. Invité sur le plateau de Life TV, dans l’émission Le WAM, le mercredi 12 novembre, l’artiste a tenté de nuancer ses propos :  

« Moi, par exemple, mon arme, c’est la chanson, la musique », a-t-il déclaré, ajoutant que « tout le monde a des armes, y compris lui-même ».  

Une défense qui n’a visiblement pas convaincu les autorités judiciaires. Debordo Leekunfa pourrait être jugé dans les prochains jours