Des prises de position partisanes et infondées, suivies de vives réactions continuent d’alimenter le débat sur la toile. Ces réactions partisanes infondées font suite à une vidéo de Alassane Tigri, qui contraste avec sa grandeur d'esprit, ayant pourtant reconnu la bonne conduite du débat au sein de la Cour suprême. Ceci  a amené la Haute juridiction administrative à clarifier les circonstances de la tenue de l’audience électorale. Alassane Tigri, le quatrième vice-président du parti Les Démocrates, était présent à cette audience électorale.

Sur les réseaux sociaux, des interprétations approximatives et tendancieuses continuent d’alimenter le débat, en lien avec l’audience électorale tenue le 14 novembre par la Cour suprême. Face aux fausses informations et la gravité des propos qui enflamment la toile, le cabinet du président de la Cour suprême a publié un communiqué pour clarifier les faits.

La Cour est revenue sur le fonctionnement de ses services techniques qui n’ont fait aucun traitement différencié des audiences diffusées, comme le font croire des compatriotes à travers de vifs critiques sur la toile. « Il découle de ces observations que l’audience électorale du 14 novembre dernier n’a fait l’objet d’aucune intention malveillante ou couverture médiatique particulière », rétablit le communiqué.

Le communiqué précise que « les commentaires que font nos compatriotes sur les débats auxquels cette audience a donné lieu, avec l’audition du représentant de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et du Directeur général des impôts (DGI), n’engagent que les auteurs ».

La tenue de l’audience, selon le communiqué, n’aura jamais été dans l’intention des membres de cette juridiction, d’humilier qui que ce soit, encore moins le représentant du parti Les Démocrates, Alassane Tigri.

De plus, la diffusion de la vidéo polémique contraste avec la décence qui a caractérisé la conduite de l’ancien ministre Alassane Tigri. Ce dernier, une fois sorti de cette audience s’était rendu avec l’avocat du parti, Me Victorien Fade, au cabinet du président de la Cour suprême pour lui faire leurs civilités et le remercier surtout de la conduite des débats.

Pour appuyer sa thèse des faits et rétablir les circonstances dans lesquelles l’audience a eu lieu, le président de la Cour a rappelé que l’institution a connu une dynamique de modernisation et de transparence judiciaire ces dernières années.

Ce qui implique la mise en place d’un système de diffusion en direct de ses audiences juridictionnelles qui sont par essence publiques depuis le 12 octobre 2023.

Une évolution technologique sur laquelle la Cour a « largement » communiqué depuis bientôt trois ans, précise le communiqué.

Apportant des clarifications aux fausses informations distillées en lien avec la vidéo de Alassane Tigri sur les réseaux sociaux, la Cour réaffirme que « la justice n’est et ne constituera jamais un enjeu politique au Bénin. Elle est un service public éminent ».