Des peines de prison avec sursis pour deux responsables du parti d'opposition Les Démocrates (LD). Ce lundi 24 novembre 2025, la chambre correctionnelle de la CRIET a reconnu coupable de « faux, usage de faux et fraude en matière électorale » deux militants du parti d'opposition. Selon le verdict, ils écopent de deux (2) ans de prison assortis de sursis et une amende de cinq cents mille (500 000) francs CFA chacun. À l’annonce du verdict, un des deux prévenus était présent à l’audience, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Dans ce dossier , le Procureur spécial de la CRIET a annoncé dans un communiqué daté du vendredi 7 novembre 2025 l’ouverture d’une enquête sur une affaire présumée de faux et usage de faux documents. L’affaire concerne la constitution de dossiers de candidatures pour les prochaines échéances électorales, et met en cause certains cadres du parti d'opposition « Les Démocrates ».
D’après le procureur spécial près la CRIET, certains responsables du parti Les Démocrates auraient rencontré des difficultés à constituer des listes complètes dans plusieurs localités. Pour contourner cet obstacle, ils auraient sollicité, de manière irrégulière, des duplicatas de quitus fiscaux et de casiers judiciaires au nom de personnes n’appartenant pas à leur formation politique, voire de citoyens ayant déjà obtenu ces pièces.
Selon le magistrat, confrontés aux exigences strictes entourant la délivrance des pièces administratives notamment l’obligation de remise en main propre ou par un mandataire formellement désigné, certains responsables du parti auraient opté pour la fabrication de procurations frauduleuses. « Le Parquet spécial près la CRIET a été saisi, le 6 novembre 2025, d'une plainte de la Direction générale des Impôts relative à la falsification de procurations, dans le but d'obtenir des duplicatas de quitus fiscaux au nom de personnes qui n'en étaient pas demanderesses », indique le communiqué.
Selon la plainte, des duplicatas de quitus fiscaux ont été indûment obtenus au nom de personnes n’ayant jamais effectué de demande. L’enquête ouverte a permis d'établir l’irrégularité de ces démarches sur la base de deux éléments clés que sont : une discordance manifeste entre les signatures figurant sur les procurations et celles des Certificats d’identification personnelle des prétendus mandants, les déclarations des personnes concernées, qui ont unanimement nié avoir établi ou signé lesdites procurations.
