Une affaire de transport illégal de dévises étrangères devant les juges de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Lundi 24 novembre 2025, huit (08) prévenus ont comparu pour répondre des charges de « contrebandes, de transport illégal de devises, de fraudes fiscales et de blanchiment de capitaux ».
Parmi les mis en cause figurent des ressortissants nigériens. Ils ont été tous placés en détention préventive depuis le 05 novembre 2025. Convoqués à la barre pour répondre des faits mis à leur charge par le parquet spécial près la CRIET, les prévenus ont plaidé non coupable. Ils affirment ne pas se reconnaître dans les accusations.
Selon les faits présentés lors de l’audience, les mis en cause ont été interpellés à la frontière de Hillacondji, située entre le Bénin et le Togo, alors qu'ils devaient traverser la frontière et entrer dans le Bénin. Les enquêteurs de la police vont saisir chez les huit (08) prévenus plus de 94000 livre Sterling soit plus de 70 millions FCFA et 200 000 dollars soit plus de 112 millions FCFA. Au total, plus de 180 millions FCFA seront saisis par les autorités.
À la barre, les prévenus qui ont affirmé lors des enquêtes préliminaires que les différents montants saisis appartiendraient à chacun d'eux vont choisir la dénégation. Devant le juge, ils affirment que tout l’argent appartient au principal prévenu qui serait le nommé Issoufou. Les avocats de la défense ont sollicité leur remise.
Le ministère public a demandé à la Cour de renvoyer le dossier à huitaine pour ses réquisitions. Le juge a finalement renvoyé le dossier au lundi 08 décembre 2025, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Selon les règles de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les citoyens ne doivent pas circuler dans l'espace UEMOA avec autant d’argent en espèces. Les textes fixent le seuil d’espèce à transporter à 10 millions FCFA.
Toute personne transportant une somme égale ou supérieure à ce seuil entre les pays membres de l’UEMOA devra obligatoirement le signaler aux autorités douanières concernées. Ces dispositions visent à renforcer le mécanisme régional de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
