L’ancien ministre délégué chargé de la Défense nationale sous le président Patrice Talon devrait comparaître le lundi 15 janvier 2025 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), selon des informations recueillies par Libre Express auprès de sources judiciaires.
D’après ces sources, l’interpellation de Candide Azannaï est liée aux événements du 7 décembre 2025, date à laquelle une tentative de coup d’État contre le régime en place a été déjouée. L'opposant a été placé en garde à vue dans la nuit du samedi 13 décembre 2025, peu avant 00h30, à l’issue de son audition par les enquêteurs. Il est poursuivi pour « complot contre l’autorité de l’État » et « incitation à la rébellion », selon des sources proches du dossier. Son audition s’est achevée tard dans la nuit.
A la veille de ces faits, l’ancien ministre, qui avait prévu d’organiser une manifestation de sensibilisation à l'endroit de la population dans la commune de Sèmè-Podji, s’était vu interdire cette activité par la Police républicaine. Une décision qu’il avait vivement dénoncée, tout comme certains de ses partisans dont l'opposant Sabi Sira Korogoné. Ce dernier, désormais visé par un mandat d'arrêt international pour les mêmes raisons au même titre que l'activiste Stellio Gilles Robert Capo-Chichi alias Kemi Seba.
Au lendemain de l’échec du putsch, celui qui se présente comme le Président de la résistance nationale avait toutefois condamné fermement la tentative de prise de pouvoir par la force.
Une interpellation sans résistance
Candide Azannaï a été interpellé ce vendredi 12 décembre 2025 par des hommes en civil, appuyés par des agents de la Police républicaine. Selon des témoins présents sur les lieux, ces individus l’attendaient à proximité du siège de son parti. À son arrivée, ils se sont approchés de lui pour lui demander de les suivre. L’ancien ministre se serait exécuté sans opposer la moindre résistance. Quelques instants plus tard, un véhicule 4x4 transportant des agents armés est venu renforcer le dispositif. Le convoi a ensuite pris la direction des locaux de la Police judiciaire, situés à Akpakpa, dans les anciens bâtiments de la Brigade économique et financière (BEF).
Pour rappel, Candide Azannaï, ancien ministre délégué chargé de la Défense nationale, a été appréhendé cinq jours après la tentative de coup d’État contre le président Patrice Talon. L'information, d’abord relayée comme une rumeur, a été rapidement confirmée par plusieurs de ses proches. Il a été interpellé aux environs de midi devant le siège de son parti à Cotonou.
