Hosée Houngnibo, proche de l'homme d'affaires Olivier Boko, va recouvrer sa liberté. Il avait plaidé non coupable tout au long de ce procès devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ce lundi 22 décembre 2025, la chambre correctionnelle a relaxé au bénéfice du doute Hosée Houngnibo des fins de la poursuite de dénonciation calomnieuse et de harcèlement par le biais d'un système électronique. Ce proche de l’homme d'affaires Olivier Boko va donc rentrer libre chez lui.
Lors de l’audience du lundi 24 novembre 2025, le ministère public représenté par le premier substitut du procureur spécial près la CRIET a demandé à la Cour de retenir dans les liens de prévention des faits de « dénonciation calomnieuse et de harcèlement par le biais d'une communication électronique » l’ex-coordonnateur national du mouvement OB26, Hosée Houngnibo. Pour ces faits, le ministère public avait requis 24 mois de prison dont 12 fermes et une amende de 500 000 FCFA contre Hosée Houngnibo.
Suite à cette réquisition du parquet spécial, son avocat Me Affoukou substituant Me Alexandrine Saïzonou Bédié avait plaidé sa relaxe pure et simple au motif d'absence de preuves. « Vous n’avez aucune preuve que les informations publiées émanent de lui », a-t-il soutenu. Le juge a renvoyé le verdict au lundi 22 décembre 2025, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Selon l'accusation, il est reproché à Hosée Houngnibo d'avoir fait dans deux médias des déclarations calomnieuses contre le régisseur de cette prison dans laquelle il est détenu. Le proche d'Olivier Boko est accusé d'avoir livré à deux médias dont Bénin News des informations dénonçant ses conditions de détention et une supposée maltraitance dont il aurait été victime de la part des agents de l'Agence pénitentiaire du Bénin.
Hosée Houngnibo, déjà condamné dans le passé à 5 millions FCFA d'amendes pour "harcèlement par le biais d'une communication électronique", est considéré comme un soutien d'Olivier Boko, condamné à 20 ans de prison.
