Devant le tribunal correctionnel de Paris, les neuf CRS sont jugés pour violences sur des gilets jaunes. Ils avaient exercé la violence et contraint les manifestants d'enlever leur uniforme, lors de l'acte 3 des « gilets jaunes ».
Les neuf agents de police plaident une perte de discernement après une journée de violences d’une intensité exceptionnelle, rapportent des médias. Il s’agit d’un procès pour « violences volontaires commises par des personnes dépositaires de l’autorité publique ».
Les faits remontent à la soirée du 1er décembre 2018, ces CRS ont forcé une évacuation à coups de matraque. Une unité de CRS ayant reçu l’ordre d’évacuer un restaurant Burger King situé près des Champs-Élysées, où une trentaine de « gilets jaunes » s’étaient réfugiés, pénètrent dans l’établissement et procèdent à l’évacuation des manifestants à coups de matraque.
Les images de vidéosurveillance de l’intervention des policiers montrent des manifestants portant des gilets jaunes, non agressifs, frappés à l’intérieur du restaurant, puis poussés vers la sortie, où ils subissent de nouveaux coups.
Suite à ces faits, le parquet de Paris a ouvert une enquête le 5 décembre 2019.
Ce lundi 09 février 2026 à l’ouverture du procès, des avocats de parties civiles ont demandé une suspension de séance. Cette sollicitation est accordée pour permettre aux policiers venus à leur jugement en uniforme, d’enlèvent leurs insignes distinctifs, rapporte Euronews.
« C'était stratégique, il y avait une volonté de montrer que les fonctionnaires de police ne sont pas des justiciables comme les autres », rappelle Me Arié Alimi, avocat de deux victimes.
Lors des auditions, les agents ont expliqué qu’ils étaient persuadés de faire face à des casseurs violents, au moment ou ils entraient dans le Burger King. Les neuf policiers ont affirmé avoir agi dans le but d’évacuer les lieux, mais plusieurs d'entre eux ont reconnu des gestes non conformes aux règles d’intervention ainsi qu’un « usage excessif » de la force.
Le procès est prévu pour durer trois jours. Les neufs prévenus encourent jusqu’à 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d’amende.
