Vers une peine de prison avec sursis pour l’homme poursuivi après des statuts WhatsApp considérés comme visant un député. Lundi 09 février 2026, une nouvelle audience s'est ouverte dans ce dossier opposant le député Armand Gansè au prévenu Bob K. dans une affaire de harcèlement par le biais d'un système électronique. Dans cette affaire, l'élu du Bloc républicain (BR) a porté plainte.
À l'ouverture de l’audience, c'est l'avocat du député Armand Gansè qui a fait ses demandes. Il a notamment déclaré que les statuts visés du prévenu poursuivi sans mandat de dépôt ont porté préjudice à son client. Pour cela, il a réclamé dix millions FCFA à titre de dommages et intérêts.
Vingt-quatre (24) mois de prison assortis de sursis, et deux (2) millions d’amende requis
Après les demandes de la partie civile, c'est au tour du ministère public représenté par le premier substitut du procureur spécial près la CRIET de faire ses réquisitions. Il a notamment souligné à la Cour la gravité des actes du prévenu envers le député.
Le ministère public a donc demandé à la Cour de le retenir dans les liens de prévention des faits de harcèlement par le biais d'un système électronique. Il a requis vingt-quatre (24) mois de prison avec sursis et une amende de deux millions FCFA. Par ailleurs, le procureur a requis la condamnation de Bob K. au paiement d'un franc symbolique à Armand Gansè, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Les faits
Dans ce dossier, le prévenu Bob K. est poursuivi sans mandat de dépôt pour des faits de harcèlement par le biais d'un système électronique. Selon la déposition du plaignant Armand Gansè lors d'une audience en février 2025, les faits de harcèlement à son encontre ont commencé le jour où il a décidé de couper les ponts avec le prévenu.
Armand Gansè confie également que le prévenu l’a accusé d'avoir enceinté une femme voisine dans son quartier à Bohicon. « J'ai amené l'affaire ici pour qu'il puisse apporter la preuve de ses allégations et je demande ensuite que le droit soit dit : avait déclaré le député à la Cour, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Dans sa déposition, le parlementaire du Bloc républicain (BR) déplorait aussi les statuts visés remplis d'insultes sur WhatsApp. Armand Gansè indiquait à la Cour que le prévenu utilise même l'un de ses noms connus à Bohicon pour lui attribuer des faits et des dires.
