Une affaire de cybercriminalité oppose la sœur d'un homme décédé dans un violent accident de la circulation à un présumé gayman. C'est l'un des dossiers sur lesquels les juges de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) se sont penchés lors de l'audience du lundi 16 février 2026. Au cœur du dossier, un prévenu d'une trentaine d'années poursuivi par le parquet spécial pour des faits d'escroquerie via internet. La plaignante est en effet la sœur de la victime décédée.

Selon la déposition de la plaignante, le prévenu a volé le téléphone de son frère décédé au cours d'un accident de la route et a utilisé l'appareil pour contacter la famille et leur a annoncé la mauvaise nouvelle du décès. Mais au-delà de voler le téléphone, la plaignante apprend également que le présumé cybercriminel utilisait le téléphone pour contacter les proches du défunt afin de leur demander de l'argent en son nom. 

Dans sa volonté de se faire passer pour l’homme décédé, le prévenu a aussi pris contact avec le réseau MTN afin de modifier le mot de passe et de vider son compte mobile money. La sœur de l’avocat a confié avoir subi des dommages liés aux agissements du présumé gayman. Son avocat a réclamé un million FCFA à titre de dommages-intérêts. 

Le ministère public représenté par le premier substitut du procureur spécial près la CRIET a souligné le caractère inhumain des actes posés par le prévenu. Il a donc demandé à la Cour de le retenir dans les liens de prévention des faits d'escroquerie via internet. Le parquet spécial près la CRIET a requis sept (07) ans ferme de prison contre le prévenu au regard de la gravité des faits. Il a également demandé à la Cour de réserver les intérêts civils. 

L’avocat du présumé gayman a plaidé pour la relaxe au bénéfice du doute de son client. Le verdict du procès est renvoyé au mois d'avril 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.