Les faits remontent au samedi 6 décembre 2025, dans le quartier Zoungoudo, à Bohicon. La petite D.G., âgée de quatre ans, jouait dans la concession familiale avec d’autres enfants lorsqu’un voisin, identifié comme B.T., l’aurait appelée sous prétexte de lui demander un service lié à de la nourriture. Selon les éléments du dossier, l’homme, alors en état d’ivresse, aurait entraîné l’enfant dans sa chambre avant d’en refermer la porte.
La situation aurait pu tourner au drame sans l’intervention d’un jeune garçon témoin de la scène. Celui-ci a immédiatement alerté la mère de la fillette. Accompagnée de riverains, la mère s’est rendue devant la chambre du suspect et a insisté jusqu’à ce que la porte s’ouvre. L’enfant a pu être récupérée. Les faits ont ensuite été signalés aux autorités compétentes.
Des aveux initiaux confirmés par l’expertise médicale
Au cours de l’enquête préliminaire, le mis en cause aurait reconnu avoir procédé à des attouchements digitaux sur les parties intimes de l’enfant. L’examen gynécologique pratiqué par les services médicaux a mis en évidence une défloration partielle récente, confortant les déclarations initiales recueillies par les enquêteurs.
Cependant, à l’audience, le prévenu est revenu sur ses propos. À la barre, il a contesté les accusations, optant pour une ligne de défense fondée sur la négation des faits, malgré les témoignages et les conclusions médicales versés au dossier. Le ministère public, considérant la gravité des faits et le profil du prévenu présenté comme un récidiviste, a requis une peine exemplaire afin de « préserver la société et protéger les mineurs contre de tels agissements ».
Une décision aux volets pénal et civil
Après en avoir délibéré, la Cour a suivi une position ferme. La décision prononcée comporte trois volets. Une peine principale de dix (10) ans d’emprisonnement ferme, une amende d’un million (1 000 000) de francs CFA au profit du Trésor public, un million (1 000 000) de francs CFA à verser à la victime à titre de dommages-intérêts.
