Interpellé le 22 février 2026 par les éléments du commissariat de Godomey, Alain Kenneth avait été présenté au procureur près le tribunal d’Abomey-Calavi le vendredi 27 février 2026. Son dossier avait ensuite été transféré à la CRIET pour la suite de la procédure. Selon Me Ludovic Abgado, avocat des plaignants, les faits reprochés au tiktokeur portent sur des propos jugés particulièrement graves. « Il est reproché à Monsieur Adjanohoun Alain Kenneth des faits de harcèlement par voie électronique et des faits de diffamation à l’endroit de mes clients », a-t-il déclaré.
L’avocat évoque des « propos infamants », « préjudiciant énormément à l’honneur et à la dignité » de Jessica Ahodjeme, alias Maman Dilara, et d’Hermann Dégbègnin. D’après Me Abgado, les déclarations incriminées étaient largement connues des internautes béninois actifs sur TikTok. « Si vous êtes un internaute au Bénin et que vous êtes sur le réseau social qu’on appelle TikTok, je pense que c’est un secret de polichinelle », a-t-il souligné, faisant allusion à la portée publique des propos tenus.
Toutefois, l’avocat des plaignants précise que le mis en cause aurait rapidement reconnu les faits et présenté ses excuses, et ce « déjà dans les premières heures, et même avant que la plainte ne soit mise en route ». Une attitude qui, selon lui, a pesé dans la posture adoptée par ses clients. « Il a reconnu les faits, a présenté ses excuses aux plaignants. Mes clients ont fait preuve de beaucoup de compréhension, de beaucoup d’écoute, de magnanimité à son égard », a affirmé Me Ludovic Abgado. Il ajoute que ses clients n’ont pas cherché l’acharnement judiciaire : « Leur posture tout au long de l’enquête a été celle de celui qui ne veut pas la mort du pécheur ».
Ainsi, les excuses d’Alain Kenneth auraient été acceptées par les plaignants et entendues par le parquet spécial. Néanmoins, la procédure suit son cours. Le dossier a été audiencé et le tiktokeur devra comparaître le 6 avril prochain pour répondre des faits qui lui sont reprochés.
