Le Zimbabwé entame la libération de 4000 prisonniers depuis lundi, a informé le ministre Ziyambi, également secrétaire général de la Zanu-PF, le parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1980. Il précise que cette mesure avait été annoncée en février 2026 lors d’un conseil des ministres ayant lancé un vaste projet de réforme constitutionnelle qui vise à permettre au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat.

« Cette mesure de l’exécutif reflète un engagement profond en faveur de la justice réparatrice, de la compassion de la nation et de la décongestion stratégique des établissements pénitentiaires », a justifié Ziyambi. Il ajoute que la « plupart » des prisonniers libérés avaient purgé un tiers de leur peine au moment de la parution de la grâce au Journal officiel.

Toutefois, la mesure ne s’applique pas aux crimes les plus graves, dont les crimes de « conspiration » et d « incitation à la violence ». Ces motifs de poursuite sont retenus contre des manifestants ou des activistes politiques dans le passé.

Au Zimbabwé, les critiques de l’opposition sont acerbes au sujet du projet de loi constitutionnelle, qui prévoit notamment d’allonger le mandat présidentiel de cinq à sept ans.

Si le projet de loi ne mentionne pas le cas de l’actuel président, il intervient après la décision affichée par la Zanu-PF de le maintenir à la présidence jusqu’en 2030, alors que son deuxième et dernier mandat de cinq ans doit prendre fin en 2028, rapporte Rtbf.