"In dubio pro reo".Ce principe de droit pénal signifiant "dans le doute, en faveur de l'accusé" qui impose au juge d'acquitter le prévenu si les preuves sont insuffisantes ou incertaines s'est appliquée au Tribunal d'Abomey- Calavi. Mardi 03 mars 2026, la maison justice au cours de son audience de flagrant délit s'est penchée sur une affaire présumée d'agression sexuelle sur mineure.
Dans le dossier, le prévenu est un jeune homme qui est accusé d'avoir conduit une fille encore mineure dans un établissement pour entretenir des relations intimes avec cette dernière sans son consentement. Les faits remontent au 1er Janvier 2026, selon nos informations.
À cette date, apprend-on, la victime aurait confiée à ses parents avoir été victime d'agression sexuelle. Elle va désigner le prévenu comme « auteur du crime »
Informée, le tribunal s'est saisi du dossier. Le mis en cause sera arrêté et déposé en prison après sa présentation au procureur de la République.
Une enquête ouverte
Après l'interpellation du jeune homme, une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur cette affaire d'agression sexuelle. Les conclusions de cette investigation rapportent que le prévenu était à la place de l'Amazone à Cotonou avec sa compagne au moment des faits et non dans cet établissement comme l'affirme la présumée victime.
Au cours de son procès mardi 03 mars 2026, le prévenu a rejetté les faits d'agression sexuelle mis à sa charge. Pour la représentante du Ministère Public, la présumée victime a fait de fausses déclarations à l'égard de l'accusé.
Pour cela, elle a, dans ses réquisitions demandé au Tribunal de relaxer le prévenu au bénéfice du doute. Le juge chargé de l'affaire en rendant la décision a suivi les réquisitions du parquet en relaxant le prévenu au bénéfice du doute.
En détention provisoire depuis janvier 2026, le jeune homme recouvre sa liberté, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Aimé Akéké
