Damien Zinsou Dégbé est désormais fixé sur son sort. Lors de l’audience du 27 janvier 2026, le parquet spécial près la CRIET avait requis deux ans d’emprisonnement ferme et dix millions de francs CFA d’amende contre le prévenu. Il lui est reproché des faits de « harcèlement par voie numérique » et « d’incitation à la violence et à la rébellion ».
Dans son verdict rendu le mardi 3 mars 2026, la Cour a suivi entièrement les réquisitions du ministère public en condamnant Damien Zinsou Degbé à 2 ans de prison ferme et à 10 millions FCFA d'amendes. La confiscation de son téléphone portable et de son ordinateur a également été ordonnée par la Cour
Des faits liés à des publications et mouvements d’élèves
En détention préventive depuis octobre 2025 après son interpellation par la police républicaine, Damien Dégbé était notamment poursuivi pour son implication présumée dans l’organisation de manifestations d’élèves du CEG Akpakpa Centre, dont des mineurs, autour d’une supposée présence de militaires français au Bénin.
Il lui est aussi reproché des publications dans le journal « La Flamme », organe de presse du Parti communiste du Bénin (PCB). À la barre, le prévenu, qui s’était présenté comme journaliste, n’a pas contesté les faits qui lui étaient reprochés. Sa défense était assurée par Me Aboubacar Baparapé.
Reconnu coupable des infractions mises à sa charge, Damien Zinsou Dégbé dispose désormais d’un délai de quinze jours pour faire appel de la décision rendue par cette juridiction spéciale.
Marcus Koudjènoumè
