Un aviculteur a des ennuis judiciaires. Il lui est reproché des faits de vol de poulets sur une ferme dans laquelle il travaillait. La ferme est située à Ouèdo, un arrondissement de la commune d'Abomey-Calavi.
Selon le récit des faits du plaignant à la barre, le prévenu, son employé vivant sur la ferme, lui a fait part d'un cas de vol de poulets dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026. À son arrivée sur la ferme, indique-t-il, il a constaté après le point la disparition de 255 sujets.
Bis répétita
L'employeur déclare avoir constaté quelques jours plus tard la disparition de 143 autres poulets de sa ferme. Interrogé, l'aviculture lui a déclaré qu'ils sont morts mais n'a pas pu fournir de preuves.
Licencié et arrêté, l'aviculteur est poursuivi par son employeur pour des faits de vol. Le mis en cause, qui séjourne en prison, a comparu, mardi 10 mars 2026, devant le tribunal d'Abomey-Calavi dans le cadre de son procès.
À la barre, le prévenu a rejeté les faits mis à sa charge et soutient que les 143 poulets sont morts. Selon le plaignant, des personnes sont arrivées sur la ferme après le licenciement du prévenu à la quête de poulets à acheter alors qu'il n'avait pas autorisé son employé à en vendre. Il se constitue partie civile et réclame la somme de 429 000 F CFA, correspondant à la valeur des 143 sujets disparus, à raison de 3 000 F CFA l'unité.
Le juge, après avoir écouté les parties, a renvoyé le dossier au 31 mars pour continuation, rapporte l'envoyé spécial de Libre Expres au tribunal. En attendant cette date, l'aviculteur retourne en détention.
Aimé Akéké
