Vol, abus de confiance et usurpation d'identité. Ce sont là les faits reprochés à l'homme qui s'est fait passer pour militaire pour commettre des forfaits à l'Université d'Abomey-Calavi (UAC). Son procès a eu lieu le mercredi 11 mars 2026 au tribunal d'Abomey-Calavi. Lors de l'audience, quatre (04) agents de sécurité qui sont des  plaignants dans le dossier se sont présentés à la barre pour raconter au juge le mode opératoire de ce faux militaire.

Selon l'un d'entre eux, l'homme lui a fait croire dans la nuit du 24 au 25 décembre 2025 qu'il était un homme en uniforme et était en mission à l'UAC. Le prévenu lui a demandé de lui prêter son téléphone portable Android afin de pouvoir joindre un de ses supérieurs. La victime raconte qu'il a fait semblant de passer l'appel en s'éloignant avant de se volatiliser dans la nature avec l'appareil.

Le deuxième plaignant a expliqué au juge que ce faux militaire a usé de la même stratégie pour lui voler son téléphone portable à touche.

Quelques jours après, le troisième plaignant raconte que le prévenu s'est rapproché de lui et lui a fait croire aussi qu'il est envoyé en mission à l'université d'Abomey-Calavi. À ce dernier, il a demandé à boire et a profité de son absence pour voler son sac dans lequel se trouvait un ordinateur.

Chez le quatrième plaignant, il a pris 10 000 F afin de l'aider à établir une carte CIP et d'autres documents, explique t-il. Il signe à ce dernier, un engagement avant de disparaître dans la nature. Les agents de sécurité victimes ont formulé des plaintes et les investigations de la police républicaine ont conduit à l'interpellation du faux militaire.

Lors de l’audience, les plaignants se sont constitués partie civile et ont réclamé des dommages et intérêts. L'agent de sécurité dont l'ordinateur a été volé réclame la somme de 350 000 FCFA, les propriétaires des téléphones portables volés réclament respectivement 65 000 FCFA pour l'appareil Android et 15 000 FCFA pour le téléphone à touches. Le dernier plaignant réclame la somme de 10 000 F.

À la barre, le prévenu déclare seulement reconnaître deux plaignants dans le lot. Il explique au juge qu'il a fait le service militaire en 2001.

Faisant ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal de condamner le prévenu à 12 mois de prison ferme et de faire droit aux victimes en condamnant le prévenu à leur payer les sommes réclamées.

Le juge, dans sa décision, a condamné le faux militaire à 24 mois de prison ferme et à 100 000 F d'amende. Le prévenu est aussi condamné à payer aux plaignants la somme de 350 000 F, 65 000 F, 15 000 F et 10 000 F à titre de dommages et intérêts.  En détention provisoire depuis janvier 2026, il retourne en prison pour purger le reste de sa peine, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.