Le procès de Julien Kandé Kansou, communicateur du parti d'opposition Les Démocrates, s'est poursuivi ce mardi 17 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ce membre actif dans la communication du parti Les Démocrates a plaidé non coupable des charges de harcèlement électronique mises à sa charge par le parquet spécial de la CRIET. 

Lors de l’ouverture de l'audience de ce mardi 17 mars 2026, le ministère public représenté par le cinquième substitut du procureur spécial a demandé à la Cour de retenir Julien Kandé Kansou dans les liens de prévention des faits de harcèlement par le biais d'un système électronique et d'incitation à la rébellion. Selon le parquet spécial près la CRIET, le prévenu aurait notamment critiqué le ministre qui « est premier partout » ainsi que les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Pour ces faits, le ministère public a requis deux (02) ans de prison ferme et dix millions FCFA d'amendes contre le prévenu Julien Kandé Kansou.

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À la suite des réquisitions, la défense représentée par Me Barnabé Gbago et Me Augustin Aballo ont plaidé la relaxe de leur client Julien Kandé Kansou. L’avocat Barnabé a souligné qu'il y a une loi sur l'opposition au Bénin qui permet aux opposants la critique des actions du gouvernement et que Julien Kandé Kansou a agi conformément à cette loi en apportant ses idées au débat. Le verdict de ce dossier est renvoyé au mardi 28 avril 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

Julien Kandé Kansou, membre de la cellule de communication du parti Les Démocrates, a été arrêté le jeudi 5 juin 2025 à son domicile à Cotonou par six policiers en civil. Selon un communiqué de son parti, il a été « embarqué vers une destination inconnue ».

Présenté au parquet spécial près la CRIET le jeudi 12 juin 2025, Julien Kandé Kansou a été placé en détention préventive pour ses critiques envers le régime de Patrice Talon.