Une nouvelle audience dans le procès de la tiktokeuse Florence Kingbo. La jeune femme de 21 ans, connue pour sa vidéo virale sur les réseaux sociaux, est poursuivie pour plusieurs chefs d'accusation. Il s'agit des charges de « harcèlement par le biais d'un système électronique, d'atteinte à la vie privée, d'incitation à la haine et à la violence, et d'incitation à la rébellion ».

À l'audience de ce mardi 24 mars 2026, la tiktokeuse Florence Kingbo n'était pas présente.  C'est alors que le ministère public a sollicité que la Cour ordonne une expertise psychiatrique de la prévenue. À la suite, son avocat, Me Aboubacar Baparapé a déclaré que sa cliente dort en prison du matin au soir et qu'elle a été envoyée au CNHU de Cotonou sans que sa défense ne soit informée.

Dans une décision avant dire droit, la Cour a ordonné un examen psychiatrique de la prévenue Florence Kingbo par le centre psychiatrique de Jacquot et de produire un rapport au plus tard le 24 mai 2026. La Cour a renvoyé la cause au mardi 2 juin 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

Lors de l'audience du mardi 3 février 2026, la tiktokeuse Kingbo Florence a plaidé coupable des faits et a même adopté une posture très hautaine. « Oui, je reconnais les faits. Depuis l'arrivée de Patrice Talon, ceux qui insultent Boni Yayi ne sont pas poursuivis, mais ceux qui s'en prennent à Talon le sont », a-t-elle lâché.

Sur le fond, son conseil, Me Aboubacar Baparapé avait plaidé lors de cette audience l'irresponsabilité pénale de la prévenue au motif qu'elle est folle. Mais Florence Kingbo avait rétorqué qu'elle n'était pas folle et que les personnes folles se baladaient nues et que ce n'est pas son cas.

Dans le cadre dossier, Kingbo Florence a été placée sous mandat de dépôt le 18 décembre 2025 après avoir défié le président Patrice Talon dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, l'accusant notamment d'être un « tyran » et s'en prenant également à la Première Dame Claudine Talon et à leur fils.