Les prévenus poursuivis dans l'affaire des ossements humains retrouvés derrière le Centre national hospitalier universitaire (CNHU ) de Cotonou ont été fixés sur leur sort. Ils sont sept prévenus dont cinq en détention préventive à être poursuivis pour « abus de fonction et complicité d'abus de fonction ». Ils ont toujours plaidé non coupables.
Après plusieurs mois de procès, le verdict de la chambre correctionnelle de la CRIET est tombé le jeudi 26 mars 2026. La Cour statuant publiquement et contradictoirement en premier ressort a reconnu tous les prévenus coupables d'abus de fonction pour certains et de complicité d'abus de fonction pour d'autres.
Pour ces faits, ils ont été condamnés chacun à soixante (60) mois de prison soit cinq (05) ans fermes et à une amende de cinq millions FCFA chacun. Par ailleurs, la Cour a décerné des mandats d'arrêt contre deux prévenus poursuivis sans mandat de dépôt. Les prévenus disposent de quinze (15) jours pour faire appel du verdict, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Le verdict rendu par la chambre correctionnelle de la CRIET est moins lourd que celui requis par le ministère public. Lors de l’audience du jeudi 22 janvier 2026, le parquet spécial près la CRIET avait requis huit (08) ans de prison ferme pour cinq personnes poursuivies dont des thanatopracteurs de la morgue du CNHU de Cotonou communément appelés « morguiers. Il avait également requis la relaxe au bénéfice du doute pour deux autres prévenus.
Le représentant du ministère public a souligné lors de l'audience du jeudi 22 janvier 2026 que des conversations retrouvées dans les téléphones portables de certains prévenus ont montré que certains des mis en cause participent au trafic de cerveaux humains, de crânes humains, d'ongles humains, d'eaux de bains de morts et autres prélèvements sur des cadavres déposés à la morgue du CNHU. Des faits d'une extrême gravité, selon le représentant du procureur spécial près de la CRIET.
Une découverte macabre derrière la morgue du CNHU
À l’origine de ce procès, des ossements humains ont été découverts le vendredi 28 février 2025 dans une brousse située derrière la morgue du CNHU. Alors qu'il faisait le sarclage du domaine, un agent d'entretien aurait découvert ces ossements humains.
C'est alors qu'il a alerté les responsables du centre hospitalier, qui ont fait appel à la police républicaine pour le constat. Cinq (05) squelettes humains ont pu être reconstitués, mais leurs têtes n’ont pas été retrouvées.
