Stellio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kemi Seba, a été arrêté le 13 avril 2026 à Brooklyn, un quartier de Pretoria, lors d’une opération de renseignement ciblée selon les autorités sud-africaines,
L’intervention a été conduite par la Direction des enquêtes prioritaires sur les crimes contre l’État (connue sous le nom de Hawks), avec l’appui d’unités tactiques et antiterroristes. Deux autres personnes ont été interpellées en même temps que lui : son fils, Khonsou Seba Capo Chichi, et un ressortissant sud-africain, François van der Merwe.
Les trois individus ont comparu brièvement le 15 avril devant le tribunal de première instance de Brooklyn.
Des soupçons de passage clandestin vers le Zimbabwe
Les enquêteurs sud-africains affirment que cette arrestation fait suite à des informations précises concernant un projet de franchissement illégal de frontière.
Selon ces renseignements, le duo père-fils aurait tenté de rejoindre le Zimbabwe en traversant le fleuve Limpopo, avec l’aide d’un intermédiaire rémunéré à hauteur d’environ 250 000 rands soit 8 500 000 francs CFA. L’objectif final aurait été de poursuivre leur route vers l’Europe.
L’opération d’interpellation s’est déroulée dans un centre commercial de Pretoria, où les suspects ont été localisés grâce à un dispositif de surveillance mis en place par les services de sécurité.
Saisie d’argent et de matériel
Lors de l’arrestation, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs téléphones portables ainsi qu’une somme d’environ 318 000 rands en espèces soit 10 812 000 francs CFA.
Ces éléments pourraient, selon les enquêteurs, contribuer à établir les responsabilités dans cette affaire, notamment en ce qui concerne l’organisation logistique du déplacement présumé.
Un statut de fugitif confirmé et une procédure judiciaire sous haute attention
Autre élément majeur : les Hawks indiquent que les vérifications menées avec l’appui d’Interpol confirment que Kemi Seba est recherché au Bénin pour des faits qualifiés de crimes contre l’État. Les autorités sud-africaines évoquent également un statut de fugitif en France, sans toutefois détailler les procédures en cours dans ce pays.
À l’issue de leur comparution, les trois accusés ont été placés en détention provisoire. Leur affaire a été renvoyée au 20 avril 2026, date à laquelle la justice sud-africaine devrait examiner plus en détail les charges retenues ainsi que les demandes d’extradition. Cette audience s’annonce déterminante pour la suite de la procédure, notamment quant à un éventuel transfert de Kemi Seba vers le Bénin.
