Une nouvelle comparution d'un militaire devant la CRIET pour des faits d'atteinte à la sûreté de l'État pour sa présumée implication dans le putsch manqué du 7 décembre 2025. Jeudi 23 avril 2026, un militaire placé en détention préventive depuis quelques semaines a été entendu par les juges de la CRIET.

Selon les faits présentés par le parquet spécial près la CRIET, le prévenu qui est un agent des Forces armées béninoise (FAB) a échangé plusieurs messages avec les auteurs présumés du coup d'État déjoué au sujet des évènements. Des messages auraient également été envoyés à des proches indiquant que des militaires s'apprêtaient à commettre « l’irréparable ».

Le militaire devrait prendre un certain nombre d'armement pour aller en renfort aux mutins du 7 décembre, selon le ministère public. Il aurait notamment fait un bon d'armement dont des roquettes et des lance-roquettes et le commandant de son unité a refusé de lui délivrer le bon, apprend le parquet spécial. Interrogé sur sa volonté d'aller en renfort aux mutins, le militaire relativise et affirme que son renfort est pour sécuriser la ville de Cotonou.

La Cour se déclare incompétente

Dans ses réquisitions lors de l'audience, le ministère public a demandé à la Chambre correctionnelle de la CRIET de se déclarer incompétente au regard de la nature criminelle des faits et de renvoyer le ministère public à mieux se pourvoir. Il a par ailleurs demandé dans ses réquisitions à la Cour de renvoyer le dossier devant la Commission d'instruction de la CRIET afin qu'il soit joint au dossier des auteurs présumés du coup d'État déjoué.

Dans un verdict rendu sur le siège ce jeudi 23 avril 2026, la Cour s'est déclarée incompétente et a renvoyé le ministère public à mieux se pourvoir. L’affaire de ce militaire est donc renvoyée devant la Commission d'instruction de la CRIET, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.