Un faux policier condamné par la justice béninoise. Mardi 21 avril 2026, le tribunal de première instance d'Abomey-Calavi a rendu sa décision dans une affaire d'escroquerie et d'usurpation d'identité. Dans ce dossier, le prévenu est un jeune homme qui s'est fait passer pour un policier pour escroquer une revendeuse à Godomey, un arrondissement de la Commune d'Abomey-Calavi.
Selon le récit des faits, le prévenu s'est rapproché de sa victime pour lui faire croire qu'il est policier en service au Commissariat de Godomey. Il a aussi fait croire à la revendeuse qu'il détient un dossier qui pourrait l'envoyer en prison. Devant la victime, le faux policier feint de passer un appel avec un supposé collègue de service afin de convaincre la revendeuse qu'un dossier est effectivement détenu au Commissariat qui pourrait l'envoyer derrière les barreaux.
Prise de peur, la victime déclare lui avoir remis en trois tranches la somme de 25.000f. Elle découvre plus tard qu'il s'agit d'une escroquerie. Informée, la police a ouvert une enquête et le faux flic a été rattrapé et déposé en prison après son audition devant le procureur de la république. Il a comparu pour une première fois le mardi 24 mars devant le tribunal d'Abomey-Calavi où il a reconnu les faits d'escroquerie et d'usurpation d'identité mis à sa charge et a imploré la clémence du tribunal. La victime à l'occasion de cette audience s'est constituée partie civile et réclame la somme de 25.000f au prévenu. L'affaire a été renvoyé au 21 avril 2026.
Lors de cette nouvelle audience, le ministère public a pris ses réquisitions et le juge a rendu sa décision. Dans ses réquisitions, le procureur a demandé au tribunal de reconnaître le faux policier coupable des faits mis à sa charge et de le condamner à 12 mois de prison assorti de sursis et à 100.000f d'amende. Au cours de cette audience, le faux policier a payé la somme de 25.000f à la revendeuse. Le ministère public a demandé au tribunal de donner acte à la victime de ce qu'elle a été entièrement désintéressée par le prévenu.
Le tribunal statuant publiquement et contradictoirement en matière correctionnelle de flagrant délit et en premier ressort déclare avoir reçu le ministère public dans son action. Le Palais de justice a condamné le faux policier à 12 mois de prison assorti de sursis et à 100.000f d'amende, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express. Acte a été donné à la victime de ce qu'elle a été entièrement désintéressée par le prévenu. En détention provisoire depuis mars, le faux flic recouvre sa liberté et devra s'interdire de tomber sous le coup de la loi au risque de retourner en prison pour purger sa peine.
