Des condamnations prononcées par le tribunal de première instance de Parakou à l'encontre des mises en cause dans le dossier Fayçal. D’après les informations de Fraternité FM de Parakou, six personnes étaient poursuivies dans ce dossier, dont quatre pour coups et blessures volontaires et deux autres pour recel de cadavre. Le ministère public avait requis dix ans de prison contre cinq prévenus, ainsi que deux ans d’emprisonnement assortis d’une amende de 250 000 francs CFA à l’encontre du commissaire impliqué.
À l’issue du procès, le tribunal a prononcé des peines allant de deux mois à sept ans de prison, en fonction du niveau de responsabilité établi. Une amende collective de cinq millions de francs CFA a également été infligée.
Au cours des débats, les accusés ont livré, chacun, leur version des faits à la barre, tentant d’expliquer le rôle qu’ils auraient joué dans cette affaire. Deux témoins ont également été entendus. Le premier affirme avoir entendu, aux environs de 2 heures du matin, les cris d’un homme appelant au secours. Le second déclare qu’il se trouvait avec la victime lorsque des policiers les auraient interpellés pour réclamer le téléphone portable de Fayçal. Selon son témoignage, il aurait pris la fuite après avoir vu la victime recevoir des coups de poing.
Le père de la victime, Samba Gani Ouorou, a lui aussi été auditionné. Il a raconté avoir été informé de la situation le lendemain, aux environs de midi. D’après les premières explications fournies par les policiers, son fils aurait été victime d’un accident de circulation. Ce n’est qu’à la suite de rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux qu’il apprend qu’il pourrait s’agir d’une bavure policière.
La décision de justice ouvre désormais la voie à d’éventuels recours. La famille dispose d’un délai de quinze jours pour interjeter appel, tandis que les accusés ont trois mois pour s’acquitter des amendes prononcées à leur encontre.
Les avocats de la défense ont plaidé, selon Fraternité FM, l'allégement des peines et l’acquittement de certains prévenus.
Rappel des faits
Dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 novembre 2024, vers 1 heure du matin, quatre policiers ont interpellé le jeune Fayçal Samba Gani Ouorou et un conducteur de taxi-moto dans le quartier Zongo, au niveau du nouveau pavé à Parakou, pour un contrôle d’identité.
Après vérification des pièces, les agents auraient exigé que le jeune homme leur remette son téléphone portable ou qu’il le déverrouille. Face à son refus, les policiers lui auraient porté des coups, selon plusieurs sources. Le jeune Fayçal succombera par la suite à ses blessures, déclenchant une vive émotion et l’ouverture d’une enquête judiciaire ayant abouti au verdict rendu ce 27 avril 2026.
