Le verdict est tombé. La première section correctionnelle de la CRIET a déclaré Bob G. K. coupable de « harcèlement par le biais d’une communication électronique ». Le juge a condamné le prévenu à une peine de 24 mois d’emprisonnement assortis de sursis.
Sur le plan pécuniaire, la Cour a ordonné le paiement d'une amende de 10 millions de FCFA au profit de l'État. En ce qui concerne l'action civile, les juges ont reçu la constitution de partie civile du député Armand Gansè. Ils ont condamné le prévenu à lui verser la somme de 5 millions de FCFA à titre de dommages-intérêts. La Cour a fixé la contrainte par corps à un mois pour le recouvrement des frais et à douze mois pour le paiement de l'amende.
Des publications WhatsApp à l'origine de la plainte
L'affaire a débuté après des publications sur l'application de messagerie WhatsApp. Armand Gansè, député du Bloc républicain (BR), a porté plainte contre Bob K. pour des statuts considérés comme du harcèlement. Lors d'une audience en février 2025, le plaignant a affirmé que les faits ont commencé après sa décision de rompre tout lien avec le prévenu.
Le député a expliqué que le prévenu l’avait accusé d'avoir enceinté une voisine dans son quartier à Bohicon. Le prévenu utilisait également l'un des noms connus du parlementaire à Bohicon pour lui attribuer des propos et des actes. « J'ai amené l'affaire ici pour qu'il puisse apporter la preuve de ses allégations et je demande ensuite que le droit soit dit », avait déclaré le député à la Cour.
Le lundi 09 février 2026, le parquet spécial avait requis une peine de deux ans de prison avec sursis. Le premier substitut du procureur spécial avait souligné la gravité des actes. La partie civile avait initialement réclamé 10 millions de FCFA de dommages-intérêts. L'avocat du plaignant avait affirmé que les statuts WhatsApp du prévenu, poursuivi sans mandat de dépôt, ont porté préjudice à son client.
Le verdict final rendu ce lundi 27 avril 2026 confirme la culpabilité de Bob G. K.
