Le ministère public a pris ses réquisitions ce jeudi 30 avril 2026 dans une affaire mêlant cybercriminalité et violences sur dépositaires de l'autorité publique. Un jeune prévenu fait face à une demande de condamnation de 48 mois de prison ferme. Le dossier, examiné par la chambre correctionnelle de la CRIET, révèle des faits survenus lors d'une patrouille policière.
Une interpellation qui dégénère
Les faits exposés par le ministère public indiquent que l'interpellation a eu lieu alors que le jeune homme se trouvait seul dans une zone isolée. Les officiers de la police judiciaire (OPJ) l'ont découvert dans un état d'ivresse dans un coin sombre.
À la question des agents sur sa présence en ces lieux, l'individu a réagi par la violence. Il s'en est pris physiquement aux policiers, portant des coups aux agents en service. Les forces de l'ordre ont procédé à son arrestation immédiate pour ces actes de violence. Le prévenu a été conduit au poste et placé en garde à vue.
Des preuves de cybercriminalité retrouvées dans le téléphone
Après son arrestation, la police républicaine a procédé à une fouille systématique du téléphone portable du mis en cause. Cette expertise numérique a permis aux enquêteurs de découvrir des données liées à l'arnaque en ligne. Les éléments extraits de l'appareil indiquent que le jeune homme s'adonnait à des activités de cybercriminalité.
Suite à ces découvertes, le dossier a été transféré au parquet spécial de la CRIET. Le prévenu a été placé en détention préventive sous le chef d'inculpation d'escroquerie via internet. Lors de l'audience de ce jeudi 30 avril 2026, le jeune homme a reconnu l'intégralité des faits portés à sa charge et a sollicité la clémence des juges.
Les réquisitions du ministère public
Le quatrième substitut du procureur spécial a présenté ses réquisitions devant la Cour. Le magistrat a souligné la gravité des faits reprochés au prévenu. Il a demandé à la chambre correctionnelle de retenir le jeune homme dans les liens de la prévention pour escroquerie via internet.
Pour la répression, le ministère public a requis une peine de 48 mois de prison ferme, soit quatre années d'incarcération et une amende d'un million de francs CFA. Il a également demandé à la Cour d'ordonner la confiscation du téléphone portable ayant servi aux activités illicites.
Le prévenu est retourné en maison d'arrêt à l'issue de l'audience. Le juge a renvoyé le dossier au jeudi 25 juin 2026 pour le verdict final, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
