Steve Wotto devant les juges de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour répondre de ses accusations contre les autorités. Lors de l’audience de ce lundi 11 mai 2026, le juge a procédé uniquement à l’inculpation du prévenu.

Trois charges ont été retenues par le parquet spécial près la CRIET contre le prévenu. Il s'agit des charges de : « harcèlement par le biais d'une communication électronique, d'apologie de crimes contre la sûreté de l'État et d’incitation à la rébellion ». Interrogé sur les charges qui lui sont reprochées, Steve Wotto a plaidé non coupable. Il ne se reconnaît pas dans les faits.

Au cours de son inculpation, le prévenu Steve Wotto a profité pour revenir sur les conditions de son interpellation par la police. Steve Wotto a indiqué à la Cour que le 19 avril 2026 il s'est rendu lui-même dans un commissariat de police républicaine de Bohicon après avoir lu sur les réseaux sociaux qu'il était recherché par les autorités. Le prévenu a précisé qu'au cours de son transfert à Cotonou, des policiers auraient tenté de le faire assassiner au niveau de la ville d’Allada.

Après ses déclarations, Steve Wotto a été très vite recadré par le juge. Ce dernier a procédé à la lecture de ses déclarations sur procès-verbal (PV). Selon le procès-verbal, Steve Wotto aurait tenté plutôt de se suicider pour échapper à la justice. « J'ai pensé au suicide quand je me suis rendu compte que ce que j'avais fait porte honte à ma famille », aurait-il déclaré, selon le PV lu lors de l'audience.

Le juge a ensuite rassuré Steve Wotto sur le professionnalisme des policiers. Le magistrat a précisé que les policiers n’étaient pas là pour lui faire du mal mais pour assurer sa sécurité. 

Après son inculpation, le juge a confirmé son mandat de dépôt et a renvoyé le dossier de Steve Wotto au lundi 22 juin 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.