Sounon Boké a été fixé sur son sort par la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Selon le verdict rendu ce mardi 12 mai 2026, la Cour statuant publiquement et contradictoirement en matière correctionnelle a rejeté au fond l’exception de nullité soulevé par les avocats. Elle a par ailleurs reconnu coupable l’ex-député des faits d'apologie de crimes contre la sûreté de l'État et d'incitation à la rébellion. 

La juge a suivi entièrement les réquisitions du ministère public en condamnant l’ex-parlementaire à soixante (60) mois de prison ferme soit cinq (5) ans de prison ferme et à une amende de dix (10) millions FCFA. Elle a également ordonné la confiscation de son téléphone. Le prévenu dispose de 15 jours pour faire appel du verdict, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

Accusé d'apologie de crime contre la sûreté de l'État et d'incitation à la rédaction, le député du parti Les Démocrates, Soumaïla Sounon Boké, a toujours plaidé non coupable. Les faits reprochés à l'ex-parlementaire porte sur la publication dans un groupe WhatsApp du message : « C'est la fête » lors du putsch manqué du 7 décembre 2025. L’ex-député explique que son message n'est pas lié à la tentative de Coup d'État contre le président Patrice Talon.

Lors de l’audience du mardi 24 mars 2026, le parquet spécial près la CRIET en prenant ses réquisitions a estimé que ce message est un message de réjouissance du Coup d'État déjoué et qu'il n'avait pas supprimé le message jusqu'à son arrestation.

Le parquet spécial près la CRIET a demandé à la Cour de retenir l'ex-député dans les liens de prévention d’apologie de crimes contre la sûreté de l'État et a requis cinq (05 ) ans de prison ferme et dix millions FCFA d'amendes contre le prévenu Soumaila Sounon Boké. 

Les avocats de la défense, Me Aboubacar Baparapé et Me Aminou Padonou ont contesté les réquisitions du ministère public et ont plaidé la relaxe pure et simple de leur client. 

Dans ses derniers mots lors de l’audience du mardi 24 mars 2026, Sounon Boké Soumaïla a remercié le ministère public pour ses réquisitions et a demandé à Dieu de le bénir. Il a rappelé les mercredis rouges et a trouvé dans sa situation la main de Dieu. « Le hasard n'existe pas ». Il a béni les juges de la Cour ainsi que le président Patrice Talon. « Que Dieu vous bénisse », a-t-il précisé