La défense de l’ex-député Sounon Boké Soumaïla annonce faire appel de la décision de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) relative à la condamnation de l’ex-parlementaire à 60 mois de prison ferme et à 10 millions FCFA d’amende pour apologie de coup d’État.

La juridiction spéciale a rendu sa décision mardi 12 mai 2026. Dans sa décision, la CRIET a rejeté au fond l’exception de nullité soulevée par les avocats. Elle a par ailleurs reconnu coupable l’ex-député des faits d’apologie de crime contre la sûreté de l’État et d’incitation à la rébellion par le biais d'une communication électronique.

Face à cette décision, la défense de l’ex-membre du parti d’opposition Les Démocrates annonce faire appel. « Nous comptons faire appel pour pouvoir déférer cette décision un peu trop dure à la censure de la cour d’appel », a déclaré Me Aboubacar Baparapé au micro de BIP Radio. L’avocat espère que la Cour d’appel sera plus clémente à l’égard de son client.

« Nous allons faire appel et nous verrons ce que la cour d’appel va décider. Dans ce contexte, l’appel est obligatoire et nous espérons que la Cour d’appel, si elle ne va pas infirmer la décision, va donc réduire la peine. Je ne pense pas qu’elle puisse augmenter la peine et les amendes. Je crois que c’est le maximum qui lui a été donné. Nous espérons qu’en appel la cour sera plus clémente », a précisé Me Aboubacar Baparapé.

Pour la défense de l’ex-député, rien n’est encore perdu. « Nous allons faire appel et nous verrons ce que la cour d’appel va décider », insiste l’avocat.

L’ex-député Sounon Boké Soumaïla a plaidé non coupable face aux faits qui lui sont reprochés, notamment l’apologie de crime contre la sûreté de l’État et l’incitation à la rébellion. Il avait écrit dans un groupe WhatsApp « c’est la fête » lors des événements malheureux du 7 décembre 2025.