Une opération supposée de déblocage rapide de conteneurs aurait finalement coûté très cher à une commerçante. L’affaire oppose cette dernière au prévenu, qui lui aurait proposé ses services pour faciliter la récupération de cinq conteneurs de carreaux saisis par les services douaniers.

À la barre, le mis en cause a multiplié les demandes de clémence, réclamant sa libération. Interrogé par le juge sur sa capacité à rembourser immédiatement la somme de 8 millions 500 mille F CFA réclamée par la victime, il est resté silencieux.

Selon la plaignante, tout serait parti de la saisie de ses marchandises par la douane. C’est dans ce contexte que le jeune homme se serait présenté comme intermédiaire capable de débloquer la situation. Elle affirme lui avoir remis d’abord 400 mille F CFA, puis 8 millions 500 mille F CFA en espèces pour la prétendue opération.

En retour, il lui aurait promis la restitution de deux conteneurs de marchandises, dont des balles de tissus et de l’huile à moteur, en remplacement des cinq conteneurs de carreaux saisis. Mais à l’arrivée, seule une quantité limitée de tissus aurait été remise, avec une qualité jugée très inférieure aux promesses faites.

Toujours selon la victime, certaines opérations de dédouanement ou de règlement de contentieux peuvent parfois donner lieu à des arrangements administratifs. Toutefois, elle soutient avoir été abusée dans cette affaire, après avoir versé près de 9 millions F CFA sans obtenir les marchandises annoncées.

De son côté, le prévenu a tenu des propos variables à la barre. Il a déclaré avoir remis une partie de l’argent, soit 5 millions F CFA, à un certain « Tao », qu’il présente comme son supérieur. Il affirme également s’être rendu à la douane en compagnie d’un nommé Aladji pour la livraison des balles de tissus.

Mais les conteneurs promis n’auraient jamais été entièrement livrés, et la qualité des produits reçus ne correspondrait pas aux engagements initiaux, selon la victime, qui réclame désormais le remboursement intégral de son argent.

En attendant la poursuite de l’instruction, le tribunal a renvoyé l’affaire au 2 juin 2026 pour continuation des débats.