C'est un dossier qui tient l’opinion publique béninoise en haleine. Ce matin du vendredi 15 mai 2026, les six individus placés en détention provisoire le 29 avril dernier seront extraits de leur cellule pour comparaître devant les juges de la chambre criminelle de la CRIET.
Ce procès marque le début judiciaire d’une affaire qui avait commencé le 23 avril 2026 par la viralité d’une séquence vidéo d'une cruauté rare, montrant une jeune femme ligotée, suspendue et brûlée au feu.
Le parquet spécial près la CRIET a retenu des charges particulièrement lourdes contre les mis en cause. L'acte d'accusation repose sur un triptyque criminel de « Viol, de coups et blessures volontaires et d’enregistrement et diffusion d’images liées à la commission d’infractions ».
Cette dernière charge, encadrée par le Code du numérique, souligne la volonté de la justice de sanctionner non seulement l'acte de violence physique, mais aussi le « voyeurisme numérique » et l'atteinte à la dignité humaine par la mise en scène du crime. Les accusés passeront à la barre pour donner leur version des faits.
Rappel des faits et contexte
L’affaire remonte au jeudi 23 avril 2026, date à laquelle une vidéo d’une rare violence est devenue virale sur les réseaux sociaux. Les images montrent une jeune femme victime de sévices graves à Èkpè, dans la commune de Sèmè-Podji. La victime a été ligotée, suspendue puis exposée à des actes de torture impliquant le feu.
La diffusion de cette séquence a immédiatement déclenché une vague d’indignation et conduit la Police républicaine à ouvrir une enquête. Dans la foulée, plusieurs suspects ont été interpellés pour leur implication présumée dans les faits ainsi que pour la diffusion des images.
La victime, prise en charge médicalement, a par la suite confirmé avoir subi des violences extrêmes, notamment des brûlures et des actes humiliants, selon des témoignages relayés par des sources hospitalières et judiciaires.
