Le vol aurait pu passer inaperçu sans un détail qui a complètement fait échouer le plan du présumé voleur. Selon les éléments présentés à l’audience, les faits remontent au 13 mars 2026. Ce jour-là, un cultivateur avait garé sa moto de marque Bajaj avant de rejoindre son champ pour des travaux de labour avec ses collègues. À son retour, l’engin avait disparu.
Une recherche a immédiatement été lancée dans les environs. Grâce aux indications d’un jeune garçon parti chercher du bois de chauffe, le suspect a été retrouvé dans une brousse, en train de pousser la moto volée.
Le présumé voleur n’aurait toutefois jamais réussi à s’enfuir avec l’engin.
La victime a expliqué au tribunal qu’elle avait pris l’habitude de retirer une pièce du circuit électrique, appelée « Kappa », avant de laisser sa moto à proximité du champ. Une précaution qui aurait empêché le démarrage de la Bajaj.
Face au juge, le prévenu a tenté de se défendre en déclarant qu’il était « allé prêter la moto ». Une explication qui n’a pas convaincu le tribunal. La victime, qui a récupéré son engin, ne s’est pas constituée partie civile dans le dossier.
Dans ses réquisitions, le ministère public avait demandé une peine de 24 mois d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de 100 000 F CFA. Le tribunal a finalement condamné le coiffeur à 18 mois de prison ferme et au paiement de 50 000 F CFA au profit du Trésor public.
