L'ex-député Désiré Vodonou paie cher ses condamnations. La justice a exigé le démantèlement systématique de ses actifs immobiliers. L'arrêt de la chambre des appels prévoit la confiscation immédiate et intégrale des biens immobiliers au nom de l'ancien parlementaire ou lui appartenant. La liste retenue par la Cour se répartit dans plusieurs communes du pays.
À Cotonou, deux immeubles sont concernés. Le premier se situe dans le quartier Fifadji. Le second est localisé à Cotonou Yiffadji. Dans la commune d'Abomey-Calavi, six biens sont visés. Il s'agit d'un immeuble à Godomey Hlouacomey, des immeubles à Godomey Salamey enregistrés aux lots 44 parcelles C et B, d'un immeuble de type R plus trois implanté en face de l'église protestante de Godomey, d'un immeuble dans l'arrondissement de Womey et d'une maison érigée à Womey sur un carré sans bornes.
Dans la commune de Tori-Bossito, quatre maisons situées à Tori-Agbe sont confisquées. Dans le département du Zou et de l'Atlantique, plusieurs biens sont également saisis. Il s'agit d'un immeuble situé à Cana, érigé en bordure de la Route Nationale Inter-États. L'ensemble des parcelles immatriculées au nom de Désiré Vodonou situées à Zogbodomey, à Avlamè, ainsi que celles situées en face de l'École primaire publique de Magnonmè sont également confisqués. Cette décision judiciaire s'ajoute à la peine de dix ans de prison ferme déjà prononcée contre l'ancien parlementaire. Les charges retenues contre lui sont le recel portant sur des données informatiques, le vol et le blanchiment de capitaux.
