Un homme a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le prévenu répond de faits de harcèlement par le biais d'un système électronique et d'escroquerie via internet. L'accusation soutient qu'il faisait chanter son ex-copine depuis plusieurs années.
Pour parvenir à ses fins, le prévenu transmettait à la victime ses images intimes par l'intermédiaire d’un ami commun. La victime est aujourd'hui mariée et mère de famille. Selon l'accusation, elle devait rester courtoise avec son ancien partenaire. Cette obligation évitait la diffusion de ses photos sur les réseaux sociaux.
De la découverte de l'escroquerie à l'arrestation
Les enquêteurs du Centre national d'investigations numériques (CNIN) ont analysé le téléphone portable du prévenu. Cette vérification a révélé d'autres activités illégales sur internet. Les policiers ont découvert des éléments matériels liés à des faits d'escroquerie. Le prévenu s'adonnait ainsi à la cybercriminalité en plus du harcèlement de son ex-copine.
L'interpellation du prévenu s'est déroulée dans un quartier de Cotonou. Ce dernier a été invité à manger un plat d’igname pilé à Zogbo et a été interpellé pendant qu'il mangeait.
Le prévenu nie les faits devant les juges
L'homme a rejeté l'ensemble des accusations devant la juridiction spéciale. Il affirme ignorer l'origine de cette procédure judiciaire. Selon sa défense, un ami commun a manipulé son téléphone portable. Cet individu aurait pris des photos intimes de son ex-copine à son insu.
Le ministère public a contredit cette version des faits. Le substitut du procureur a rappelé l'ancienneté du chantage. Il a insisté sur les preuves de cybercriminalité contenues dans le dossier, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Lors de l'audience, le procureur a présenté ses réquisitions. Il a demandé au juge de retenir le prévenu dans les liens de prévention des faits d'escroquerie via internet et de harcèlement par le biais d'une communication électronique. Le ministère public a requis sept (07) ans de prison ferme contre l'homme et une amende d'un million de francs CFA.
L'ex-copine du prévenu a refusé de se constituer partie civile. Elle ne réclame aucun dédommagement financier à la cour. Le juge a pris note de ces déclarations avant de mettre le dossier en délibéré au lundi 13 juillet 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
