Justice

Au procès de l'Affaire Dangnivo au Bénin, les avocats de la partie civile exigent l'audition de l'ex-DGPN Houndégnon et de plusieurs témoins clés

Ozias Hounguè•

Suspendu courant mai 2025, le procès sur la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, ex- fonctionnaire du ministère des Finances du régime de l'ancien président Boni Yayi a repris ce vendredi 26 juin 2026 au tribunal de Cotonou.

Au procès de l'Affaire Dangivo au Bénin, les avocats de la partie civile exigent l'audition de l'ex-DGPN Houndégnon et de plusieurs témoins clés
Au procès de l'Affaire Dangivo au Bénin, les avocats de la partie civile exigent l'audition de l'ex-DGPN Houndégnon et de plusieurs témoins clés

Les présumés auteurs de l'assassinat de Pierre Urbain Dangnivo retournent devant le juge. Le procès dans cette affaire a repris ce vendredi 26 juin 2026 au tribunal de Cotonou.

Disparu depuis le 17 août 2010, l'ex fonctionnaire du ministère des Finances du régime de l'ancien président Boni Yayi reste introuvable. Deux personnes sont accusées d'assassinat sur ce cadre du ministère des Finances. Il s'agit de Codjo Alofa et de Donatien Amoussou. Ils ont toujours plaidé non coupable des charges retenues contre eux. À l'occasion, le principal accusé Codjo Alofa avait expliqué qu'il a endossé la responsabilité de l'assassinat de Dangnivo contre de l'argent.

Dans ce dossier, le tribunal a entendu courant mars -mai 2025 plusieurs témoins notamment des agents de police judiciaire, des médecins légistes et l'ancien patron de la sécurité rapprochée de l'ex-Président Boni Yayi, le Colonel Séverin Koumassegbo et de l'ancien patron des services de renseignement, Enock Laourou.

Ouverture du procès

L'audience a repris ce matin du vendredi 26 juin 2026 autour de 10 heures. A l'ouverture, les principaux accusés dans le dossier, Codjo Alofa et de Donatien Amoussou sont présents. Le président du tribunal a informé les parties que l’audience avait été suspendue en mai 2025 afin de faire comparaitre de deux témoins clés : Madame Micheline HOUNDEGLA , qui était en contact téléphonique avec l'accusé Alofa et Monseiur M’po Kouagou, Inspecteur de police de 2è classe en service au commissariat de Godomey au moment des faits. C'est ce policier qui avait entendu l'accusé Alofa sur les faits.

A sa suite, le procureur de la République prend la parole. Il signale indique les deux personnes recherchées ne se trouvent plus sur le territoire national du Bénin et qu’elles ont été géolocalisées à l'étranger. C'est alors qu'un avocat de de la famille exige la production des preuves attestant des déclarations du procureur. Le procureur acquièsce et affirme que ces éléments seront versés au dossier.

Le procureur souhaite que des membres de la famille Dangnivo. L’un de leurs avocats informe le tribunal que la famille n'est pas encore présente dans la salle d’audience. Vers 10 heures 8 minutes, l'audience est suspendu par le juge pour une trentaine de minutes. Après la suspension, l'audience a repris.

Les avocats de la famille Dangnivo veut entendre l'ex-directeur de la police nationale, Louis Philippe Houndégnon

Après la reprise de l'audience, Me Olga Anassidé, l'une des avocates de la famille annonce au tribunal que deux membres de la famille sont présentes dans la salle d'audience. Elle demande ensuite la comparution de l'ex-directeur de la police nationale (DGPN), Louis Phillippe Houndégnon devant le tribunal. Selon l'avocate, Louis Philippe Houndégnon aurait affirmé publiquement qu'il détenait des informations sur la disparution de Pierre Urbain Dangnivo.

A cette demande, le ministère public a déclaré qu'il ne voit pas le lien et qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle enquête mais du jugement des accusés Alofa et Amoussou.

La partie civile veut aussi que le mari de l'ex-ministre décédée Sohoundji Agbossou ainsi que l'huissier, l'ex-commissaire de police, Prince Alédji et l'ex-patron de la garde présidentielle, Sévérin Koumasségbo, de l'ex-patron des renseignements, Enock Laourou soient de nouveau auditionnés devant le tribunal.

« Il faut que cette affaire soit clarifiée. C'est devenu un dossier d'Etat. Donnez-nous tout ce qu'il nous faut », a déclaré l'un des avocats de l'accusé Donatien Amoussou, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

Plus de détails à venir......

JusticePublié le 26 juin 2026 à 11h54, modifié le 07 octobre 2026 à 14h56

Au procès de l'Affaire Dangnivo au Bénin, les avocats de la partie civile exigent l'audition de l'ex-DGPN Houndégnon et de plusieurs témoins clés

Suspendu courant mai 2025, le procès sur la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, ex- fonctionnaire du ministère des Finances du régime de l'ancien président Boni Yayi a repris ce vendredi 26 juin 2026 au tribunal de Cotonou.

RédactionOzias Hounguè
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Au procès de l'Affaire Dangivo au Bénin, les avocats de la partie civile exigent l'audition de l'ex-DGPN Houndégnon et de plusieurs témoins clés
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Les présumés auteurs de l'assassinat de Pierre Urbain Dangnivo retournent devant le juge. Le procès dans cette affaire a repris ce vendredi 26 juin 2026 au tribunal de Cotonou.

Disparu depuis le 17 août 2010, l'ex fonctionnaire du ministère des Finances du régime de l'ancien président Boni Yayi reste introuvable. Deux personnes sont accusées d'assassinat sur ce cadre du ministère des Finances. Il s'agit de Codjo Alofa et de Donatien Amoussou. Ils ont toujours plaidé non coupable des charges retenues contre eux. À l'occasion, le principal accusé Codjo Alofa avait expliqué qu'il a endossé la responsabilité de l'assassinat de Dangnivo contre de l'argent.

Dans ce dossier, le tribunal a entendu courant mars -mai 2025 plusieurs témoins notamment des agents de police judiciaire, des médecins légistes et l'ancien patron de la sécurité rapprochée de l'ex-Président Boni Yayi, le Colonel Séverin Koumassegbo et de l'ancien patron des services de renseignement, Enock Laourou.

Ouverture du procès

L'audience a repris ce matin du vendredi 26 juin 2026 autour de 10 heures. A l'ouverture, les principaux accusés dans le dossier, Codjo Alofa et de Donatien Amoussou sont présents. Le président du tribunal a informé les parties que l’audience avait été suspendue en mai 2025 afin de faire comparaitre de deux témoins clés : Madame Micheline HOUNDEGLA , qui était en contact téléphonique avec l'accusé Alofa et Monseiur M’po Kouagou, Inspecteur de police de 2è classe en service au commissariat de Godomey au moment des faits. C'est ce policier qui avait entendu l'accusé Alofa sur les faits.

A sa suite, le procureur de la République prend la parole. Il signale indique les deux personnes recherchées ne se trouvent plus sur le territoire national du Bénin et qu’elles ont été géolocalisées à l'étranger. C'est alors qu'un avocat de de la famille exige la production des preuves attestant des déclarations du procureur. Le procureur acquièsce et affirme que ces éléments seront versés au dossier.

Le procureur souhaite que des membres de la famille Dangnivo. L’un de leurs avocats informe le tribunal que la famille n'est pas encore présente dans la salle d’audience. Vers 10 heures 8 minutes, l'audience est suspendu par le juge pour une trentaine de minutes. Après la suspension, l'audience a repris.

Les avocats de la famille Dangnivo veut entendre l'ex-directeur de la police nationale, Louis Philippe Houndégnon

Après la reprise de l'audience, Me Olga Anassidé, l'une des avocates de la famille annonce au tribunal que deux membres de la famille sont présentes dans la salle d'audience. Elle demande ensuite la comparution de l'ex-directeur de la police nationale (DGPN), Louis Phillippe Houndégnon devant le tribunal. Selon l'avocate, Louis Philippe Houndégnon aurait affirmé publiquement qu'il détenait des informations sur la disparution de Pierre Urbain Dangnivo.

A cette demande, le ministère public a déclaré qu'il ne voit pas le lien et qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle enquête mais du jugement des accusés Alofa et Amoussou.

La partie civile veut aussi que le mari de l'ex-ministre décédée Sohoundji Agbossou ainsi que l'huissier, l'ex-commissaire de police, Prince Alédji et l'ex-patron de la garde présidentielle, Sévérin Koumasségbo, de l'ex-patron des renseignements, Enock Laourou soient de nouveau auditionnés devant le tribunal.

« Il faut que cette affaire soit clarifiée. C'est devenu un dossier d'Etat. Donnez-nous tout ce qu'il nous faut », a déclaré l'un des avocats de l'accusé Donatien Amoussou, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

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Journaliste

Ozias Hounguè

Journaliste passionné par l'actualité politique et judiciaire au Bénin. Reporteur pour Libre Express.

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