L'affaire trouve son origine dans une série de publications diffusées sur Internet au mois d'avril 2026. Le 8 avril, le jeune homme met en ligne une photo de l'ex-président Patrice Talon. Il l'accompagne d'un sticker d’annonce de décès.

Le lendemain, 9 avril 2026, il récidive. Il publie cette fois la photo du président de la République, Romuald Wadagni. Le prévenu affirme que celui-ci ne pouvait pas remporter l'élection présidentielle. Il ajoute qu'il est mort après avoir absorbé du poison.

Ces deux publications successives fondent les poursuites engagées contre lui pour harcèlement via Internet et harcèlement par le biais d'un système électronique.

À l'ouverture de l'audience, le juge s'adresse directement au prévenu. Il lui pose une question personnelle. Le magistrat lui demande comment il réagirait si cette personne annonçait la mort de son père, alors que celui-ci est toujours vivant.

Un prévenu muet face au ministère public

Interrogé ensuite par le ministère public, le jeune homme se trouve dans l'incapacité de répondre aux questions posées. Il garde le silence durant tout cet échange.

L'audience se déroule sans la présence d'un avocat à ses côtés. Le prévenu comparaît seul devant la Chambre correctionnelle.

Au terme de l'audience, les juges ont renvoyé le dossier au 29 octobre 2026. Cette prochaine audience sera consacrée à la réquisition du ministère public, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.