Poursuivi pour harcèlement par le biais d'une communication électronique, un jeune homme a comparu jeudi 6 août 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Il est accusé d'avoir diffusé des photos intimes de sa compagne sur un faux compte Facebook. Le prévenu, un jeune homme, a comparu devant les juges. Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés à Parakou, ville située dans le Nord du Bénin.
Les circonstances des faits
Selon les éléments présentés à l'audience, le prévenu entretenait une relation avec la victime. Il la soupçonnait d'infidélité. Cette jalousie serait à l'origine des faits qui lui sont reprochés.
Le jeune homme aurait sollicité l'aide de son cousin. Ensemble, ils auraient créé un faux compte Facebook. Le prévenu aurait ensuite utilisé ce compte pour publier des photos intimes de sa compagne.
À l'ouverture de l'audience, le prévenu a plaidé non coupable. Il s'est expliqué devant la Cour et a affirmé que le numéro de téléphone ayant servi à créer le faux compte Facebook appartenait à son cousin, et non à lui-même.
Les enquêtes menées dans le cadre de ce dossier ont contredit cette version. Elles ont établi que le prévenu était bien l'auteur de la manœuvre. Les investigateurs ont retenu la piste de la jalousie comme mobile des faits.
La victime présente à l'audience
La compagne du prévenu s'est présentée devant la Cour en qualité de victime. Elle a pris la parole pour demander la clémence des juges et a sollicité la non-condamnation de son compagnon.
La jeune a choisi de ne pas se constituer partie civile dans cette affaire. Son geste a marqué l'audience. Elle s'est agenouillée devant les juges. Elle a imploré la Cour de libérer son compagnon.
Au cours des débats, le juge a demandé au prévenu de présenter ses excuses à sa compagne. Le jeune homme a d'abord manifesté une réticence. Il a fini par s'exécuter.
Le prévenu s'est finalement excusé publiquement. Il a reconnu avoir agi par jalousie. Cette reconnaissance est intervenue après l'intervention du juge.
Les réquisitions du ministère public
Le procureur a pris la parole pour formuler ses réquisitions. Il a requis une peine de 24 mois de prison à l'encontre du prévenu. Sur cette peine, 12 mois seraient assortis de sursis.
Le ministère public a également requis une amende d'un million de francs CFA. Cette amende concerne les faits de harcèlement retenus contre le prévenu.
À l'issue de l'audience, le prévenu est retourné en détention provisoire. Il a été reconduit en prison. La compagne, elle, est rentrée chez elle.
La Cour a renvoyé l'affaire au jeudi 27 août 2026. Cette nouvelle audience sera consacrée au verdict. Les juges se prononceront alors sur la culpabilité du prévenu et sur la peine à lui infliger, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

