Thibaut Ogou retourne en prison. Le dossier de l’activiste béninois détenu à la maison d’arrêt de Cotonou pour des faits présumés de tentative d’escroquerie au préjudice d’un détenu n’a pas été examiné au fond ce jeudi 10 septembre 2026 devant la Chambre correctionnelle de la CRIET. À l’ouverture de l’audience, le ministère public a sollicité un renvoi du dossier afin de présenter ses réquisitions. La Cour a accédé à cette demande du parquet.

L’affaire est ainsi renvoyée au 12 novembre 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries, rapporte l’envoyé spécial de Libre Express. Placé sous mandat de dépôt le 14 août 2026 après sa présentation au procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le prévenu a comparu pour la première fois devant la Chambre correctionnelle de la CRIET le 27 août 2026. Il est poursuivi dans une affaire de tentative d’escroquerie présumée à l’encontre d’un détenu. Au cours de cette audience, l’ex-gendarme avait plaidé non coupable.

Des échanges sur WhatsApp

À cette occasion, l’un des détenus impliqués dans le dossier avait expliqué avoir contacté Thibaut Ogou pour dénoncer ses conditions de détention. Les deux hommes avaient échangé sur WhatsApp. « J'ai écrit à Thibaut Ogou pour lui dire que les conditions de détention n'étaient pas bonnes.Thibaut Ogou me disait qu'il peut être d'une importance capitale pour moi. Il m'a envoyé la capture d'écran de sa conversation avec le garde des sceaux. Monsieur Thibaut ne m'a jamais demandé de l'argent », a déclaré le détenu.

Le prévenu avait reconnu les échanges et avait expliqué vouloir rassurer le détenu sur la transmission de ses dénonciations aux autorités, notamment au ministre de la Justice et de la Législation.

Une demande de liberté provisoire

Lors de cette audience du 27 août, Thibaut Ogou avait demandé sa mise en liberté provisoire. Il avait notamment évoqué la rentrée scolaire de ses enfants. La Cour avait alors estimé cette demande précoce et indiqué que les débats devaient se poursuivre afin de permettre l’examen du dossier.