Près d’une semaine après son interpellation par la Police républicaine, Aimé Agbokou a été présenté au parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), lundi 14 septembre 2026.

À l’issue de son audition, le parquet spécial a décidé de son placement sous mandat de dépôt. L’activiste est poursuivi pour des faits de « harcèlement par le biais d'une communication électronique », conformément à l’article 550 du Code du numérique en vigueur au Bénin.

Désormais détenu, Aimé Agbokou doit comparaître devant la chambre correctionnelle de la CRIET. Son procès est prévu pour octobre 2026.

Des prises de position politiques sur Facebook

Aimé Agbokou est connu pour ses publications politiques sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Il y exprimait régulièrement des critiques contre le régime de l’ancien président Patrice Talon.

Début septembre 2026, l’activiste avait également publié un message dans lequel il faisait part de craintes pour sa sécurité. Il expliquait avoir commencé à se couvrir le visage et à porter des lunettes noires lors de ses déplacements afin de ne pas être facilement reconnu.

La prochaine étape de la procédure est désormais son procès devant la chambre correctionnelle de la CRIET en octobre 2026.