Ça ne passe pas. Donner une fausse identité aux policiers n’a pas permis à ce jeune homme de dissimuler son identité. Interpellé à Cotonou dans une affaire présumée d’escroquerie en ligne, il a tenté de cacher son véritable nom avant que son père ne permette aux agents de l’identifier.
Après son interpellation, le jeune homme a été conduit au commissariat. Il avait alors décliné une fausse identité aux policiers. Son père s’est ensuite présenté sur les lieux à la recherche de son fils, permettant aux agents d’établir sa véritable identité.
Le prévenu a comparu jeudi 10 septembre 2026 devant la Chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
À la barre, il n’a pas nié avoir donné un faux nom aux policiers. En revanche, il rejette les accusations d’escroquerie en ligne portées contre lui. Il conteste également être le propriétaire du téléphone portable retrouvé en sa possession, rapporte l’envoyé spécial de Libre Express.
Pour sa défense, le jeune homme soutient que le téléphone appartient à un ami. Selon ses explications, ce dernier lui aurait remis l’appareil alors qu’ils étaient en chemin. Il estime ainsi que le fait d’avoir été retrouvé en possession du téléphone ne suffit pas à établir qu’il en est le propriétaire.
Mais les éléments évoqués à l’audience semblent orienter les débats vers une autre piste. Des données présentées comme liées à des activités cybercriminelles auraient été retrouvées dans l’appareil. Parmi elles figure notamment une photo de profil WhatsApp présentée comme appartenant au prévenu.
Ces éléments n’ont pas convaincu le ministère public, qui n’a pas retenu la version du prévenu. Le procureur a requis son maintien dans les liens de la prévention et une condamnation à cinq ans d’emprisonnement. Une amende de deux millions de francs CFA a également été requise.
La Cour a finalement mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 12 novembre 2026, rapporte l’envoyé spécial de Libre Express.

